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Mediapart
Jeu.31 juillet 201431/07/2014 Édition de la mi-journée

Jeudi, c'est manifs, lycéens, blocages et pannes d'essence

|  Par La rédaction de Mediapart

Manifestations lycéennes, stations service à sec, blocages multiples et débat au Sénat. Inventaire d'une France en colère.

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18h15. Vote bloqué au Sénat sur les retraites : Martine Aubry dénonce «le coup de force permanent de Nicolas Sarkozy». «Après le débat interdit à l'Assemblée nationale, ce nouveau contournement du Parlement est scandaleux. Comment accepter que sur un sujet essentiel, qui engage le pacte social et républicain, on refuse aux élus de la nation le temps nécessaire au débat? Cette décision déshonore et discrédite le gouvernement et le président», écrit-elle dans un communiqué. A la reprise du débat au Sénat, le ministre du travail, Eric Woerth, avait demandé l'utilisation de cette procédure de vote bloqué, estimant que le «débat ne doit pas durer pour durer». «Il reste 254 amendements, il n'est pas souhaitable de les examiner dans les mêmes conditions» que les précédents articles, a-t-il ajouté.

18h. Tout ce qui pourrait ressembler à un début de rassemblement devant le Sénat est interdit. A 18 heures, on pouvait compter presque autant de cars de CRS que de gens tentant de manifester!

17h45. Fin de la manifestation à Paris et dispersion sans incidents notoires. A Lyon, après de longs face-à-face entre les CRS et des groupes isolés, puis des tirs de gaz lacrymogènes, la place Bellecour est évacuée.

17h. Face-à-face tendu, place Denfert-Rochereau entre les CRS et les lycéens et étudiants dont la manifestation a été rejointe par les fonctionnaires territoriaux.

16h30. Mediapart cité dans les débats du Sénat. Des parlementaires socialistes dénoncent la remise en cause du système de répartition et évoquent l'appétit de certains groupes pour la retraite par capitalisation. Citée notre enquête à relire ci-dessous (cliquez sur le titre):

Retraite : la joint-venture des frères Sarkozy contre les régimes par répartition

16h15. Manifestation de plusieurs centaines de lycéens et d'étudiants à Lille.«Etudiants, lycéens, chômeurs, salariés, c'est tous ensemble qu'il faut lutter, c'est tous ensemble qu'on va gagner»; «Résistance !», ont-ils également scandé. Dans la plupart des villes du Nord, des actions regroupant quelques dizaines ou quelques centaines de lycéens se sont déroulées, généralement dans le calme.

16h. Plusieurs milliers de manifestants à Paris. Quelques slogans: «Sarko, Fillon, on veut garder nos pensions», «Sarko, Fillon, casseur social», «Halte au mépris». «Ce n'est pas un petite semaine de vacances qui va nous démobiliser. Il y aura des actions pendant les vacances, ce n'est pas près de s'arrêter. Nous resterons mobilisés jusqu'au retrait de cette loi injuste», a déclaré Victor Grezes, secrétaire national de l'Union nationale lycéenne (UNL, première organisation lycéenne).

15h30. Un rassemblement imprévu devant le siège de l'UMP, rue de La Boétie, à Paris. Environ trois cents personnes, des syndicats SUD, FO et CGT manifestent.Un slogan: «Grève générale!»

15h10. Jean-Louis Borloo fait le compte des stations-service devant le Sénat: «Il y a aujourd'hui 2790 stations-service concernées par des arrêts ponctuels, contre 3181 hier à la même heure. Il s'agit d'une lente amélioration, mais qui n'est pas homogène.»

14h55. Nathalie Arnaud, abonnée de Mediapart, note: «A Gardanne ce matin, une belle manif réunissant lycéens, profs, territoriaux, salariés de la centrale... Je dirais 800 personnes. Pour une ville de 20.000 habitants!»

14h50. De nouveaux affrontements dans le centre de Lyon entre de petits groupes et les forces de l'ordre. La Presqu'île est inaccessible par les transports en commun.

14h30. La mobilisation contre la réforme des retraites «exige une prise de distance avec toute forme de radicalité» afin de rester populaire, a affirmé aujourd'hui le Conseil national de la CFDT, au moment où les blocages d'installations économiques se multiplient. «Nous avons jusqu'ici gagné la bataille de l'opinion (...). Une majorité de Français valide une approche qui est aussi la nôtre: la nécessité d'une réforme juste et négociée.»La CFDT «continuera à contester la réforme dans le cadre de l'intersyndicale en ayant soin de proposer des modes d'action permettant, dans le respect des personnes et des biens, de maintenir la mobilisation des salariés et le soutien de l'opinion».

14h20. La manifestation parisienne des lycéens démarre lentement à Jussieu. Peu de monde à ce stade, quelques centaines de personnes.

14h15. La chanteuse américaine Lady Gaga ne sera pas sur la scène de Paris-Bercy vendredi et samedi. Cause de cet ajournement: la pénurie de carburant en France qui pourrait empêcher les camions de la tournée d'arriver à bon port!

14h10. Ça n'a rien à voir mais un petit peu à voir quand même. Cet “urgent” de l'AFP: «Nokia supprime 1.800 emplois dans le monde, l'action bondit.»

14h. Le Medef s'énerve et demande au préfet de région Ile-de-France de «mettre en œuvre tous les moyens relevant de la puissance publique pour rétablir l'approvisionnement en carburant dans les meilleurs délais».

13h45. Le Front de gauche PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire a décidé d'organiser ce week-end une «collecte pour les grévistes qui gagnent peu d'argent», annonce Pierre Laurent, responsable du PCF. «On va ramasser des sous pour aider les gens en grève à tenir bon», a renchéri Jean-Luc Mélenchon.

La gare de Brest ce matin. La gare de Brest ce matin. © Le Télégramme

13h15. Blocages à la SNCF en Ile-de-France mais aussi à Chartres, Metz et Dunkerque. A Brest, la gare a été bloquée une partie de la matinée. Dans un communiqué, la direction déplore de nombreux «actes de malveillance qui pénalisent le retour à la normale du trafic». Nouvelle manifestation à Marseille, où le port est complètement bloqué. Au large de Fos, une soixantaine de bateaux sont en attente.

13h. O sur 20 pour les lycéens qui manifestent? C'est ce que suggère cette note que nous adresse une abonnée et qui a été distribuée à tous les élèves par la direction d'un lycée du Puy-en-Velay. A retourner signée par les parents:

«Les lycéens n'ont pas légalement le droit de grève. La participation à un mouvement de grève est donc considérée comme une absence.
Les élèves y participant doivent présenter, au préalable, un justificatif d'absence à la vie scolaire...»

A Lorient, un millier de lycéens ont défilé ce matin, selon Le Télégramme qui note des cortèges ou actions dans la plupart des villes.

Slogan entendu à Nantes dans un cortège où se mêlent lycéens et étudiants:

«Le capitalisme, ça crée des emplois dans les cimetières et les commissariats»

12h45. Le Sénat au pas de course: c'est ce que souhaite le gouvernement qui épluche le règlement de la Haute assemblée pour trouver les moyens d'en finir avec les débats. Il reste plus de 250 amendements à examiner et le vote, initialement prévu ce soir, est d'ores et déjà repoussé à vendredi.

12h30. Nouveaux incidents dans le centre de Lyon entre manifestants, groupes isolés et forces de l'ordre. En début de matinée, dix-huit personnes ont été interpellées. A Toulon, l'entrée de l'Arsenal a été bloquée ce matin pendant quelques heures. A Nantes, manifestation étudiante alors que les rues sont envahies d'ordures, les services de ramassage étant en grève depuis quatre jours (à Marseille, ils ont été réquisitionnés par le préfet, mercredi soir). Les blocages des universités demeurent limités: six, selon le ministère, quatorze selon l'Unef.

«Les casseurs n'auront pas le dernier mot, ils seront arrêtés, retrouvés et punis.» Nicolas Sarkozy

12h20. Nicolas Sarkozy, en déplacement dans l'Eure-et-Loir, s'énerve et dénonce les grèves et les blocages: «On n'a pas le droit de prendre en otages des gens qui n'y sont pour rien.» «Les casseurs n'auront pas le dernier mot, ils seront arrêtés, retrouvés et punis, à Lyon comme ailleurs, sans aucune faiblesse», a-t-il ajouté.

12h. A Bordeaux, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté dans le calme. A Poitiers également. A Toulouse, plusieurs milliers se sont joints à une grosse manifestation.

11h30. Ce jeudi sera sans doute «lycéen». Des blocages d'établissements ont lieu un peu partout en France. 312 lycées sont perturbés «à des degrés divers», selon le ministère de l'éducation nationale. L'Union nationale lycéenne (UNL) évoque pour sa part 1.300 lycées «mobilisés» dont 900 «bloqués». A Paris, l'Unef, la Fidl et l'UNL appellent à une manifestation à 14 heures, de Jussieu à Denfert-Rochereau. Des manifestations sont prévues à Aix-en-Provence, Bordeaux, Caen, Grenoble, Lille, Nantes, Perpignan, Rennes, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse.

11h. Environ 5.000 stations-service sont toujours en rupture de stocks. La pénurie d'essence frappe surtout le Grand Ouest et la région Ile-de-France. Après avoir expliqué qu'il n'y avait pas de pénurie, le gouvernement se fait désormais plus prudent. Pour quand le retour à la normale? Jean-Louis Borloo ne risque pas à le prédire, notant seulement: «On est dans une réelle, lente amélioration.» Brice Hortefeux, qui coordonne le centre interministériel de crise, a lui estimé que «trois stations-service sur quatre sont approvisionnées» actuellement. Il faudra plusieurs jours pour revenir à la normale.

10h. Bernard Thibault (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont tous appelé à un septième «temps fort» contre le projet de réforme des retraites, dès la semaine prochaine. L'intersyndicale prendra une décision ce jeudi après-midi.

Sur Europe1, le ministre de l'intérieur annonce près de 2.000 interpellations dans les manifestations, dont 245 pour la seule journée de mercredi. Pas question qu’on «prenne des parcelles de notre territoire pour des champs de bataille», avertit-il. Le Figaro de ce matin fait un gros titre des propos martiaux du ministre: «La France n'appartient pas aux casseurs».

9h. Manuel Valls, député socialiste et maire d'Evry, sur France Inter, appelle le gouvernement à «dialoguer». «Les Français n'en peuvent plus.» Et de demander un «pacte sur les retraites». Pour sa part, Manuel Valls plaide pour une «réforme systémique» devant aller vers un «système de retraite par points».

8h45. François Bayrou, président du Modem, s'explique sur RMC. Reçu mercredi durant une heure par Nicolas Sarkozy, il déplore que le gouvernement se bloque «sur la ligne “On ne bouge rien”». Se disant favorable au passage de 60 à 62 ans, Bayrou s'oppose aux 67 ans. Et de proposer au gouvernement de faire un geste: organiser un nouveau débat pour voir s'il est nécessaire en 2016 de relever la barre de 65 à 67 ans.

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