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Jeu.03 septembre 201503/09/2015 Dernière édition

Hersant-Tapie : les députés PS actent une commission d'enquête

|  Par Laurent Mauduit

Les députés socialistes ont adopté le principe d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions du rachat des titres du Groupe Hersant Media (comprenant notamment  La Provence) par Bernard Tapie et Philippe Hersant. Dans un entretien vidéo avec Mediapart, Patrick Mennucci (PS, Bouches-du-Rhône) détaille les investigations qui devront être conduites.

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À l’occasion d’une réunion de leur groupe, mercredi 16 janvier en fin de matinée, les députés socialistes ont adopté le principe d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions du rachat des titres du Groupe Hersant Media – comprenant notamment les quotidiens La Provence, Var-Matin, Nice-Matin, Corse-Matin et les journaux du pôle France Antilles – par Bernard Tapie et Philippe Hersant.

C’est le député socialiste des Bouches-du-Rhône et futur candidat à la mairie de Marseille, Patrick Mennucci, qui en avait fait la demande, par une lettre en date du 23 décembre, au président du groupe socialiste, Bruno Le Roux (Lire Demande d’enquête sur la « carambouille » Tapie). À l’issue de la réunion des députés socialistes qui ont ratifié sa demande, il se montre donc très satisfait et pointe dans l’entretien vidéo avec Mediapart, que l’on peut visionner ci-dessous, les pistes que la future commission d’enquête pourrait, selon lui, explorer.

Sans grande surprise, les premières investigations de la commission d’enquête devraient porter sur le rôle des banques qui ont soutenu à bout de bras le Groupe Hersant Media (GHM) et qui ont accepté d’abandonner les 215 millions d’euros de créances qu’elles détenaient sur lui, en contrepartie d’une offre de rachat de 50 millions d’euros apportés à parité par Philippe Hersant et Bernard Tapie. Le député admet ainsi que des explications pourraient être demandées à l'ancien patron des Caisses d'épargne, Charles Milhaud ; ou à son successeur, François Pérol, le président de BPCE.

Dans sa lettre à Bruno Le Roux (elle est ici), Patrick Mennucci détaillait déjà, en décembre, quelques-unes des questions plus précises que la commission d’enquête pourrait se poser, sur ce registre : « Dans quelles conditions, pourtant connu pour des méthodes qui remontent au temps de Robert Hersant puis de sa succession chaotique pour le contribuable, GHM a pu atteindre un endettement aussi important auprès de 17 banques qui vont devoir au final abandonner au bas mot 165 millions d’euros (plus des intérêts et des pénalités) ? Comment est-il possible que ces prêts aient pu être consentis sans qu’aucune garantie n’ait été prise sur les biens personnels des membres de la famille Hersant, par ailleurs richissime et souvent exilée fiscalement en Suisse ? Il est à noter que les banques remontant à leur bilan la cession de GHM aux associés Tapie/Hersant, déduiront du montant de leurs impôts les pertes représentant 77 % de leur créance et que in fine, c’est le contribuable qui paiera cette juteuse opération qui en langage populaire s’appelle une carambouille. »

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