En Martinique, le «collectif du 5 février» a quitté les négociations en l'absence d'une réponse des représentants de la grande distribution sur la baisse de prix des produits de première nécessité. Comme en Guadeloupe, les manifestations contre la vie chère paralysent l'île depuis des semaines. Mais parce que l'histoire n'est pas la même, la Martinique craint de surcroît une révolte contre les békés, ces descendants des colons blancs. Les vigiles s'installent devant les riches villas, les gendarmes arrivent en renfort, et toutes les communautés en appellent au sens des responsabilités de chacun.Un reportage de Nathalie Laulé, à Fort-de-France
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