Le président de la transition devrait être élu ce dimanche 28 décembre lors de l’élection présidentielle. Depuis son arrivée au pouvoir en 2021, le chef de la junte a complètement verrouillé l’espace civique, politique et médiatique, sans que cela empêche une coopération militaire avec la France.
Deux mois après la réélection d’Alassane Ouattara, en marge de laquelle onze personnes ont perdu la vie, les arrestations d’opposants suivent leur cours. En vue des législatives du 27 décembre, le dispositif sécuritaire persiste à étouffer les contestations.
L’octogénaire a, sans surprise, écrasé la concurrence avec près de 90 % des voix. Le scrutin présidentiel a été marqué par l’exclusion de ses deux principaux adversaires, compromettant ainsi son caractère équitable et pluraliste.
Sur le papier, les indicateurs macroéconomiques sont flatteurs pour le président Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat le 25 octobre. Mais l’expérience des Ivoiriens, qui subissent une précarité et des inégalités massives, contredit le discours d’autosatisfaction du pouvoir.
Le Conseil constitutionnel ivoirien a rejeté, lundi 8 septembre, les candidatures des principaux adversaires du président sortant, qui pourra briguer en octobre un quatrième mandat. Arrivé au pouvoir en 2011 avec le soutien de l’armée française, Ouattara, 83 ans, a la voie libre.