Si l’Ukraine et ses soutiens européens ont pu retravailler le plan de paix très défavorable qui leur a été soumis par Washington, c’est grâce à la fracture à la tête des États-Unis, où s’affrontent deux visions de ce que veut dire « America First ».
Le politiste Adrien Schu analyse en quoi le président américain bouleverse les relations internationales. Si certaines de ses transgressions n’ont rien de nouveau, sa spécificité serait de réduire tous les liens entretenus par Washington à de la concurrence économique.
Une initiative de six patrons helvétiques a permis de relancer les négociations commerciales entre la Suisse et les États-Unis. Mais les exigences de Donald Trump ciblent directement les fondements du principe de neutralité du pays.
Le discours belliqueux de Donald Trump, qui n’exclut désormais pas des opérations au sol et a autorisé la CIA à intervenir dans le pays caribéen, inquiète les autorités au pouvoir. Il soulève aussi des espoirs dans une partie de la société, faute d’alternance possible.
L’obsession du président des États-Unis pour le prix Nobel de la paix, renouvelée par la signature de son « plan » pour Gaza, mercredi 8 octobre, peine à masquer la réalité : le milliardaire a surtout lancé, encouragé et légitimé des guerres.
Dans une décision rendue jeudi 29 août, une cour d’appel fédérale ébranle un des piliers de la politique économique du président états-unien. Pour elle, les droits douaniers imposés par Donald Trump à une soixantaine de pays sont illégaux.
L’encre des accords commerciaux entre les États-Unis et l’Union européenne était à peine sèche que Donald Trump repartait à l’attaque, visant toute la législation numérique européenne. De plus en plus de voix s’élèvent pour contester à la fois cet accord commercial humiliant et les ambiguïtés de la présidente de la Commission.
Après plus de trois semaines d’attente, Washington et Bruxelles ont publié jeudi les détails de leur accord. Le résultat est consternant : pour garder l’accès au marché américain, le Vieux Continent abandonne tous ses intérêts et principes.
En échange de leur capitulation, l’Europe et le Japon espéraient obtenir une relative stabilité. Un mois plus tard, aucun des engagements pris par Donald Trump en échange ne s’est concrétisé. L’administration américaine continue de faire monter la pression pour arracher d’autres concessions.
Au-delà de la question pétrolière, les 50 % de droits de douane imposés à l’Inde ne sont que la dernière manifestation de la stratégie de Donald Trump : casser les Brics et l’émergence de la puissance des pays du Sud, afin de préserver l’hégémonie états-unienne et celle du dollar.
En imposant des droits de douane de 39 % au 7 août, le président états-unien a provoqué la panique dans la Confédération. Désormais, le gouvernement helvétique semble prêt à toutes les concessions pour faire reculer Washington.
Le président états-unien, qui a brutalement mis fin à l’aide au développement à destination des pays africains, est attiré par les ressources naturelles du continent et explique vouloir se concentrer sur le commerce. Mais sur place, on craint l’impact des droits de douane imposés par Washington.
Les membres du G7 ont cédé aux pressions du président états-unien : à l’avenir, les multinationales américaines ne seront plus soumises à l’impôt minimum mondial de 15 %. Les maigres tentatives pour harmoniser la fiscalité mondiale sont mortes. Pour le plus grand bonheur des multinationales.
Le parlementaire écologiste devait se rendre sur la côte Est dans le cadre de ses fonctions pour élaborer le collectif « La Digue », qui se veut une coalition progressiste internationale. L’administration Trump en a décidé autrement, malgré le soutien du ministre des affaires étrangères.
Après les droits de douane, les États-Unis menacent de surtaxer les revenus des capitaux investis par des groupes ou des investisseurs étrangers. Ce projet vise à tordre le cou à l’impôt mondial adopté sous Biden. Mais il ébranle les marchés mondiaux des capitaux.
Donald Trump s’est fait élire sur la promesse de ne plus engager son pays dans des « guerres sans fin ». Mais l’attaque israélienne contre l’Iran fait craindre aux soutiens de Donald Trump que les États-Unis ne soient entraînés dans le conflit.