Depuis le début de la révolte des agriculteurs, CNews, « Touche pas à mon poste » ou encore le JDD, multiplient les gestes de soutien envers le monde agricole. Avec un double objectif : capter la colère agricole et la diriger contre les adversaires désignés de la paysannerie, écologistes et Europe en tête.
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Pour la première fois depuis 2019, le président de la République a donné une conférence de presse à l’Élysée. Voici les questions auxquelles nous aurions aimé qu’il réponde.
Tribune de soutien, thèses complotistes, « fake news » : depuis près d’un mois, une puissante contre-attaque est menée pour éteindre l’affaire Gérard Depardieu. Elle s’appuie sur les médias réactionnaires du groupe Bolloré et des soutiens d’Éric Zemmour.
Appelé à s’expliquer sur la crise politique déclenchée par le vote de la loi « immigration » inspirée de l’extrême droite, le président de la République s’est lancé dans une défense acharnée de Gérard Depardieu. Comme pour les affaires Hulot, Darmanin ou Abad.
Afin de lutter contre une supposée « menace woke », une petite galaxie de personnages autour d’Éric Zemmour souhaite entrer au cœur de l’Éducation nationale. L’inquiétude face à ce mouvement est remontée jusqu’à Gabriel Attal, après la tenue d’un colloque au Sénat.
Les opérations de prédation sur la presse menées par les puissances d’argent et la transformation par Bolloré de ses médias en chambre d’écho de l’extrême droite renvoient à une époque sombre, celle de l’entre-deux-guerres. Il faut en méditer les leçons pour mesurer l’urgence d’un sursaut.
Les citoyens, très attendus par les organisateurs, étaient presque introuvables à cette première étape du « tour de France de l’information », à Auxerre. Les journalistes, eux, n’ont pas attendu d’être conviés pour venir imposer leurs inquiétudes et préoccupations.
Plusieurs films récents ont été ciblés par des raids numériques d’extrême droite, qui investissent les réseaux sociaux et la plateforme AlloCiné. Ces campagnes de dénigrement sont relayées par des médias et comptes réactionnaires, dont certains évoluent dans la galaxie Bolloré.
Organisés samedi par la présentatrice de CNews, les « États généraux du journalisme » ont été l’occasion pour la presse conservatrice de méditer autour de la question suivante : comment rendre les médias et les journalistes davantage de droite ?
La chaîne de Vincent Bolloré a joué son rôle traditionnel : réclamer l’unité en anathématisant une cinquième colonne dans la République et redouter la catastrophe en la convoitant.