«Le Facteur humain»: si c’est bon pour l’usine, c’est bon pour la cuisine

Mêlant des images de films institutionnels américains tournés entre les années 1910 et 1970 à des extraits de manuels de gestion du début du XXe siècle, le réalisateur et docteur en économie Thibault Le Texier réussit un court-métrage très sérieux et très drôle. En partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur.

Tënk & Mediapart

4 juillet 2020 à 19h19

Thibault Le Texier est chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique de la Sorbonne (Cessp). Ses travaux portent sur l’histoire du management et les théories contemporaines du pouvoir. Pour lui, « la recherche est un service public ; les chercheurs se doivent donc d’essayer de rendre leurs travaux accessibles à un large public. Voilà pourquoi j’ai fait ce film », expliquait-il dans un entretien aux Inrockuptibles en 2014.
Le Facteur humain imagine la correspondance, en 1914, entre un ingénieur et sa femme. Lui est en déplacement pour réorganiser une usine selon les principes de Frederick Winslow Taylor, qu’il lui décrit. Elle s’approprie ces méthodes et les applique à ses tâches quotidiennes. Une façon de raconter la genèse du taylorisme et sa diffusion au sein des sociétés industrialisées.
Pour Le Facteur humain, Thibault Le Texier s’est servi d’une banque d’images libres de droits disponibles, le fonds Prelinger, qui recense des centaines de films institutionnels au service d’un produit ou d’une entreprise et qui étaient parfois projetés au cinéma en début de séance. Les dialogues, eux, « sont presque entièrement tirés de manuels de gestion édités avant 1914, ceux-là même qu’[il a] étudiés au cours de [sa] thèse ».
Ce film a remporté en 2012 le prix de la première œuvre de fiction au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand.

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