En Birmanie, la guerre contre l’opium (2/2)

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État Kachin, nord de la Birmanie. Dans la lutte contre la drogue, des voix autres que celle des Pat Jasan (voir notre précédent portfolio) se font entendre. Des camps de réhabilitation chrétiens, restés indépendants des Pat Jasan, continuent d’exister. À Myitkyina, un centre gouvernemental dispense aux toxicomanes un bilan médical et des substituts à l’héroïne. Des ONG locales proposent pour leur part des conseils de prévention, des seringues stériles ou encore des soins de santé.

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  1.  © Sophie Maurin © Sophie Maurin
    Myitkyina (zone contrôlée par le gouvernement birman), mars 2016. La Ja Nding, ancien toxicomane, a connu ses heures de gloire comme chanteur. Alors qu’il purgeait une peine de prison pour possession de drogue, il s’est tourné vers la religion. À sa sortie, en 2008, il a fondé le camp « Youth for Christ », indépendant des Pat Jasan. Selon lui, « le catéchisme change l’état d’esprit et le comportement des drogués, qui vont progressivement détester la drogue car elle s’oppose à la religion ». Les recrues sont en général volontaires ou envoyées par leur famille. Un tiers seraient envoyées par les Pat Jasan. De son propre aveu, peu d’entre elles parviennent à ne pas replonger.

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