Portfolios

Guillaume Bresson, peintures en chantier

15 photos

Comme des captures d’écran où le temps est en pause, les peintures de Guillaume Bresson sont dénuées de scénario, de contexte, de repère, de temporalité et de titre. Classique et contemporain, architectures industrielles et paysages végétaux, lumière artificielle et naturelle, hyperréalisme et esquisses de construction : après ses violents ballets qui suintaient la cité, Bresson peint la banalité d'un quotidien sans héros, dans des no man's lands minimalistes. Bresson parle de ses peintures comme de chantiers en construction. Focus sur le parcours de ce jeune peintre « maître d'œuvres », à l'occasion de sa nouvelle exposition chez Nathalie Obadia (Paris).

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

  1. © Guillaume Bresson, Sans titre, 2008, huile sur toile, 170 × 300 cm

    (Beaux) Arts de rue. Guillaume Bresson a fait ses armes en peignant les murs de Rangueuil, banlieue de Toulouse. Influencé notamment par les graffitis de Mars – artiste oublié des rues du Sud –, Bresson esquisse avec ses lettrages un début de réputation au sein de la nouvelle génération de la fin des années 1990. Après un début de semestre abandonné à la fac de Toulouse puis son admission aux Beaux-Arts de Paris, il dépose les bombes pour les pinceaux et l'atelier.

    Soucieux de ne pas renier l'école de la rue, Bresson explique lors d’une conférence organisée par des étudiants de la Sorbonne à la Maison rouge : « J’ai commencé la peinture par le graffiti à Toulouse, pendant quelques années, ce qui m’a mené au dessin. C’était un premier contact avec la peinture et la couleur. Je suis donc arrivé aux Beaux-Arts en ayant déjà une pratique de la peinture, je n’ai pas choisi la peinture en y arrivant, parmi tous les choix des ateliers. » Interrogé sur la différence que certains font entre le graffiti et la peinture, Bresson dégaine : « La différence est dans la pratique : le graffiti, c’est une performance nocturne où on peignait, il fallait aller vite, il y avait des risques, c’était très spontané. Alors que j’ai fait ensuite du dessin et de la peinture beaucoup plus calmement. Mais il y a une continuité entre les deux car ça reste du dessin, de la couleur, de la composition. Il y a quelque chose qui reste dans la façon d’imbriquer des formes, de composer les tableaux : dans le graff, tu composes avec des lettres et dans ma peinture d’atelier, avec des personnages, il y a des jeux de formes qui sont un peu les mêmes. » 

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Nos derniers portfolios

Portfolio — 15 photos
par Guillaume Binet / MYOP avec Sara Cincurova
Portfolio — 17 photos
par Antoine Béguier
Portfolio — 20 photos
par Arthur Larie et Bastien Massa
Portfolio — 15 photos
par Léonor Lumineau (Photos et Texte) et Sophie Boutboul (Texte)

À la Une de Mediapart

Journal — France
Le naufrage d’un ministre désinvolte
Le voyage de Jean-Michel Blanquer aux Baléares, à la veille d’une rentrée scolaire à haut risque, résume deux années de gestion de la pandémie de Covid-19 : par désintérêt manifeste, il n’a jamais répondu aux craintes et à l’épuisement des enseignants comme des familles. 
par Caroline Coq-Chodorge
Journal — France
Anne Hidalgo face à Mediapart
Ce soir, une invitée face à la rédaction de Mediapart : la maire de Paris et candidate socialiste à l’élection présidentielle.  
par à l’air libre
Journal — Économie
Industrie française : l’attractivité de la rente
Accusé d’être le fossoyeur de l’industrie, Emmanuel Macron entend contre-attaquer : grâce à sa politique, la France aurait retrouvé son attrait pour les investisseurs étrangers. Mais il confond compétitivité-prix et attractivité, qui repose sur des écosystèmes détruits systématiquement par le gouvernement au profit d’un capitalisme de rente.
par Martine Orange
Journal — International
La Serbie fait front derrière son héros Novak Djoković
Les aventures australiennes de l’actuel numéro un du tennis mondial, et son expulsion, ont mobilisé la Serbie, qui a défendu bec et ongles son champion. Sûrement parce qu’il incarne depuis plus d’une décennie les espoirs de tout le pays, mais aussi ses profondes contradictions. 
par Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Simon Rico