L’agriculture verticale, un marché qui pousse

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Les « fermes verticales » pratiquant la culture en étages et en ville, divisant par trois, quatre, voire plus l’emprise au sol, seront-elles une partie de la solution pour nourrir les habitants des grandes cités ? Circuits courts, zéro pesticide, économie d’eau, le modèle est tentant mais reste balbutiant, fragile. On y trouve un fourre-tout de plantations high tech et traditionnelles.

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  1. © Patrick Artinian

    Château-Thierry (Aisne), zone industrielle d’Épaux-Bézu, 6 juillet 2022. Plantation de basilic sur plusieurs plateaux d’une des six tours de la start-up Jungle. Pour circuler parmi les tours de 9 mètres de hauteur, composées chacune de deux fois 26 plateaux de plantations, il faut revêtir blouse, charlotte et surchaussures, car c’est dans une zone stérile que poussent salades, basilic, shiso, herbes aromatiques diverses, fleurs et micropousses.

    Chez Jungle, on cultive en hydroponie, un type d’agriculture hors-sol où l’on sème sur un substrat inerte et où l’on alimente les plantes avec de l’eau de pluie récupérée, chargée en nutriments et en sels minéraux. La formule n’est pas entièrement nouvelle, il se dit que les jardins suspendus de Babylone fonctionnaient de cette façon. La différence, c’est qu’ici, on est à l’intérieur d’un hangar (4 000 mètres carrés appartenant à William Saurin, actionnaire de Jungle par sa holding Cofigeo) et que le soleil est remplacé par des leds. Avantages du système : on consomme peu d’eau, on occupe peu de terre, on n’utilise aucun pesticide et on reste parfaitement indifférent aux intempéries. De plus, on peut cultiver des plantes rares à forte plus-value qui, jusqu’à présent, étaient souvent importées. Reste le problème de la consommation électrique des leds dont les opérateurs espèrent diminuer l’impact grâce aux progrès techniques diminuant la consommation et à l’achat ou la production d’électricité verte.

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