La «caravane» des migrants, une aubaine pour Trump

Depuis le 19 octobre, plus de 7 000 migrants centraméricains, en majorité honduriens, fuyant la violence, la pauvreté et la répression dans leur pays, sont arrivés au Mexique dans l’espoir de rejoindre les États-Unis où ils comptent solliciter le statut de réfugié. À moins de trois semaines des élections de mi-mandat, le président américain voit dans cet exode « une attaque contre notre pays ». Il faut « construire rapidement un mur, à la frontière mexicaine », a-t-il lancé lundi soir, galvanisant la foule présente à son meeting.

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    Dimanche 21 octobre. La première longue marche de la caravane est partie de la ville frontalière de Ciudad Hidalgo et a parcouru 28 kilomètres en une dizaine d’heures pour rejoindre Tapachula, la première grande ville située sur la côte du Chiapas. C’est la première fois, depuis l’épisode des réfugiés guatémaltèques qui fuyaient la guerre dans leur pays dans les années 1980 et 1990, que le Mexique voit arriver un groupe aussi important de migrants. Ils se déplacent en “caravane” pour éviter les barrages des forces de l’ordre et les dangers rencontrés en chemin par les migrants solitaires, dans ce pays gangrené par le crime organisé et la traite humaine. Les autorités mexicaines les laissent avancer, sans mettre en place les structures nécessaires à leur accueil.

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