Mémoires de bal

Se souvenir des bals comme de moments de liberté, volés à un rude quotidien... « Danser, c'est le rapprochement humain », dit Lucienne ci-dessous. Pour faire revivre cette histoire collective, la communauté de communes du pays de Salers, dans le Cantal, a lancé le projet culturel « Mémoires de Bal ». Durant cinq mois de l'année 2013, Lucie Braun (ethnologue de formation et musicienne) et Céline Gaille (photographe en résidence artistique) ont travaillé avec le personnel soignant et les musiciens au plus près des femmes et des hommes de cette région, résidant en maison de retraite ou chez eux. Ce portfolio rassemble des images issues de l'exposition et livre une sélection de témoignages et de musiques à écouter.

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  1. Du bonheur de danser. Henriette (ci-dessus), Maria et Anna (photo suivante), respectivement, meunière, ouvrière à la ganterie et « simple bonne » ont toutes les trois adoré danser dans les années 30 et 40. Les bals avaient lieu assez régulièrement dans les bistrots de villages, à l'occasion des foires notamment. Souvent seule distraction partagée par tous, le bal n'était pas, la plupart du temps, une activité gratuite. Un accordéoniste trônait sur une table, les grelots aux pieds, dans la salle du bistrot.

    Henriette Auriacombe est née à Saint-Illide en 1932, meunière. Elle vit seule aujourd'hui dans sa maison au Moulin de Cavarnac. « Le jour où je serai morte, faites venir un cabretaïre : si je ne remue pas les orteils, vous pourrez m’enterrer », raconte-t-elle.

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