Portraits de Grecs après cinq ans de crise

10 photos

En 2010, la Grèce, surendettée, se retrouve dans l’impossibilité d’emprunter davantage sur les marchés. Le gouvernement fait alors appel aux institutions européennes et au FMI afin qu’ils lui prêtent de l’argent. En échange, une sévère cure d’austérité est administrée, qui se poursuivra sous la forme d’un nouveau programme en 2012. Cinq ans plus tard, le PIB s’est effondré de 20 % et près de 26 % de la population active est au chômage. Rencontre avec des hommes et des femmes que la crise a profondément transformés.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

  1. Amélie Poinssot

    Irini, 32 ans, informaticienne

    « Je suis rentrée de mon doctorat à l’étranger en plein milieu de la crise, en 2011. Je savais que cela allait être difficile. J’ai réussi à travailler pendant deux ans dans un laboratoire de recherche à l’université. Puis j’ai dû avec regret abandonner le secteur de la recherche, car les financements se sont arrêtés. Je travaille maintenant dans une entreprise privée, qui monte des projets grâce à des subventions européennes. Je suis donc dans un secteur privilégié mais sans les financements européens, ce secteur se serait écroulé depuis longtemps. »

    Irini et son compagnon ont participé à la création d’une coopérative de vente directe dans le centre d’Athènes. « Avec un petit cercle d’une dizaine de personnes, nous avons ouvert cette épicerie il y a un an. Nous vendons des produits de qualité, qui viennent de petits producteurs des quatre coins du pays. Nous tenons le magasin bénévolement à tour de rôle et les prix sont calculés pour couvrir nos frais, nous ne dégageons aucun profit. Cela nous a pris un an et demi pour monter la structure, car il n’y avait pas au début de statut juridique qui correspondait à notre projet. C’est un succès, une conscience se développe en Grèce pour consommer de bons produits, sans intermédiaire. »

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Nos derniers portfolios

Portfolio — 10 photos
par Photos Steven Wassenaar Textes Alexia Eychenne
Portfolio — 13 photos
par Photos Yulia Nevskaya Textes Estelle Levresse
Portfolio — 9 photos
par Antton Rouget, Sarah Brethes et Valentine Oberti
Portfolio — 20 photos
par Sadak Souici (photos) et Théophile Simon (texte)

À la Une de Mediapart

Journal — Économie et social
RER B : voyage sur la ligne qui déraille
Le RER B est la deuxième ligne de train la plus chargée d’Europe, et pourtant elle souffre de nombreuses tares : quatre terminus, un tunnel partagé avec le RER D et, surtout, un sous-investissement chronique de la part de la région et de l’État. Les usagers souffrent, les conducteurs aussi.
par Khedidja Zerouali
Journal — France
Étrangers sous OQTF : la justice recadre la préfecture de Seine-Maritime
Le tribunal administratif de Rouen vient de débouter la préfecture qui demandait aux gestionnaires de centres d’hébergement d’urgence d’exclure de leur dispositif « insertion » les étrangers en situation irrégulière faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire exécutoire. Une décision qui vient contredire les circulaires et les récents engagements du ministère de l’intérieur.
par Manuel Sanson
Journal — France
La précarité étudiante s’enracine et le gouvernement répond à côté
Le gouvernement vient de débloquer 10 millions d’euros pour soutenir les associations qui agissent en faveur des étudiants précaires. Seulement, les principaux acteurs considèrent que la réponse est insuffisante et attendent des mesures structurelles pour endiguer la pauvreté des étudiants.
par Faïza Zerouala
Journal — International
À Mykolaïv, les morts hantent civils et militaires
La ville de Mykolaïv subit depuis des mois le manque d’eau potable et les coupures d’électricité. La région a été bombardée sans relâche par l’armée russe jusqu’à la mi-novembre 2022 et plus de la moitié des habitants a quitté les lieux. Civils et militaires restés sur place racontent leur « cauchemar ».
par Mathilde Goanec