Pour en finir avec les clichés scolaires

Par

« Prendre la photographie à contre-emploi », c’est l’intention d’Olivier Culmann pour cette série. Ne pas isoler les collégiens et les lycéens (et leurs enseignantes) dans l’image de l’élève studieux, perturbateur, ennuyé, fatigué, rêveur ou appliqué. Ne pas non plus livrer la planche-contact qui, comme un film, raconterait une scène. Mais, dans un même cadre, saisir des expressions, des sentiments. Mouvants comme la vie, surtout à l’adolescence.  

Mots-clés

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

  1. 10 décembre 2014. Collège et lycée Montaigne à Amiens, en Picardie.

    « Une idée, aussi vieille que tenace, voudrait que la photographie montre la réalité du monde. Or, on sait bien qu’à partir du moment où le photographe privilégie un cadre et dans l’instant qu’il choisit de figer, l’image qui nous est proposée s’avère éminemment subjective », écrit le photographe Olivier Culmann pour expliquer l’intention de cette série intitulée Passages. « Est-ce à dire que la photographie est forcément mensongère ? Non, sauf si son auteur se veut malhonnête, mais il faut comprendre qu’elle est la proposition d’une vision singulière et personnelle du monde. C’est en cela, selon moi, qu’elle est passionnante.
    C’est pourquoi, travaillant sur la jeunesse et l’éducation – sujets connaissant nombre de clichés et d’a priori –, j’ai volontairement choisi de prendre la photographie à contre-emploi. Plutôt que de figer une situation et de la traduire ainsi en une seule et symbolique image, j’ai pris le parti de laisser les éléments vivre et évoluer librement dans mon cadre. Une situation ne se résumera donc pas en une seule image, mais en une multitude, pouvant ainsi raconter tout… ou son contraire.
    À chacun d’y choisir sa vision, positive, négative, optimiste, pessimiste, nuancée, catégorique ou simplement multiple de ces adolescents si riches en attitudes, gestuelles et émotions dans cet âge passage. »

Voir tous les portfolios