L’Académie française: une zone de non-droit en plein Paris

Par Daniel Garcia

Alors que l'écrivain Andreï Makine vient d'être élu au fauteuil de la romancière Assia Djebar, l'Académie française, institution vieille de près de quatre siècles, ne suscite qu’indifférence polie ou rejet sans appel. C’est pourtant un monde particulièrement accueillant que les habits verts se sont concocté sous l’égide de l’Institut de France. La Cour des comptes ne cesse d'épingler ses privilèges et son fonctionnement. Sans résultats.
Une enquête de la Revue du Crieur, dont le numéro 3 sort en librairies et Relay ce jeudi 3 mars.

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L’année 2016 a bien commencé pour Alain Finkielkraut. À la fin du mois de janvier, il a été officiellement reçu à l’Académie française, où il avait été élu le 10 avril 2014. Garde républicaine, roulements de tambours… Le décorum habituel a encadré cette cérémonie d’entrée sous la « Coupole », comme on appelle souvent l’Académie. Le chef de file des « antimodernes » a ainsi rejoint une institution vieille de près de quatre siècles – ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle également « la vieille dame du quai Conti ».