Le yiddish, vulnérable et vivace

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Le yiddish meurt mais ne se rend pas. L'une des preuves vivantes en est la traductrice et poétesse Marina Alexeeva-Antipov. Nous l'avons rencontrée à la veille d'un colloque sur la “permanence du yiddish” organisé à l'Unesco. 

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La langue yiddish (ייִדיש), Atlantide européenne, apparaît comme la mauvaise conscience du Vieux Continent. La destruction des juifs a sonné le glas de cette parlure saute-frontière. Le yiddishland préfigura l'Europe pluriculturelle et plurilingue qu'on prétendit bâtir, après 1945, mais qui laisse place aujourd'hui à l'Europe plurifinancière et plurispéculative.