Notre série: Enfants migrants sacrifiés aux portes de l’Europe

Des milliers d’enfants sont enfermés aux frontières de l’Europe dans des conditions indignes voire inhumaines. Certains n’y survivent pas. Pour Mediapart, les journalistes du collectif Investigate Europe ont enquêté à travers le continent sur l’accueil réservé aux mineurs dans les « zones d’attente » françaises, les « unités familiales » norvégiennes, ou encore les « zones de transit » de Victor Orbán. Autant d’euphémismes que d’États. En réalité, l’UE n’a guère de leçon à donner à Donald Trump.

Les petits morts de Lesbos

Par Stavros Machulis et Leïla Minano (Investigate Europe)
Camp de Moria, sur l'île de Lesbos. © Stavros Machulis Camp de Moria, sur l'île de Lesbos. © Stavros Machulis

Sur cette île grecque, une « zone sécurisée » est réservée aux enfants migrants, censée les protéger. Avant même le durcissement des conditions de vie liées au Covid-19, ils y étaient, en réalité, vulnérables aux pires violences. Jusqu’au meurtre. Premier reportage d’une série du collectif Investigate Europe : comment l’UE enferme les mineurs à ses frontières.

Les enfants invisibles de Haraldvangen

Par Ingeborg Eliassen et Leïla Miñano (Investigate Europe)
L'unité de Haraldvangen, en Norvège, où les enfants et leurs parents sont enfermés avant leur expulsion. © Ingeborg Eliassen L'unité de Haraldvangen, en Norvège, où les enfants et leurs parents sont enfermés avant leur expulsion. © Ingeborg Eliassen

Cet épisode de notre série sur les mineurs sacrifiés aux frontières de l’UE révèle qu’en Norvège, pays champion des droits de l’homme, une centaine d’enfants migrants a tout de même été enfermée depuis 2018. Tout le pays semble ignorer l’existence de ces petits prisonniers… jusqu’aux contrôleurs des conditions de détention.

Migrants au pays d’Orbán: ces «prisons maternelles» remplies d’enfants

Par Anna Onodi et Leïla Miñano (Investigate Europe)

Dans les « zones de transit » hongroises où sont enfermés les demandeurs d’asile, les enfants sont majoritaires. Avant 2017, les autorités pouvaient les garder un mois, elles n’ont plus de limites aujourd’hui. Troisième volet de notre série sur les mineurs étrangers aux portes de l’Union européenne.

Enfants migrants enfermés: la grande hypocrisie

Par Leïla Miñano (Investigate Europe)
Mehdi et Ahmad, sur le port de Marseille. © LM Mehdi et Ahmad, sur le port de Marseille. © LM

Promise depuis deux ans, une proposition de loi LREM prétend « encadrer strictement » la rétention des mineurs étrangers. Dans les faits, les États européens, France en tête, enferment des enfants des jours durant pour mieux expulser des familles. Et l’examen du texte a encore été repoussé.