Dans l’Est lyonnais, les organisations islamiques turques gagnent de l’influence

Par Hervé Pupier (Mediacités-Lyon)

Ces derniers mois, les Loups gris ont semé le trouble à Décines-Charpieu, où vivent de nombreux Arméniens. Au-delà des coups de force de ce groupuscule d’ultranationalistes turcs, des organisations liées plus ou moins étroitement au régime autoritaire du président Erdogan se sont implantées et développées dans l’Est lyonnais.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Plus de 4 500 kilomètres séparent Décines-Charpieu du Haut-Karabagh, mais le conflit qui secoue ce territoire du Caucase trouve un écho retentissant dans cette commune de l’Est lyonnais. Là, entre le canal de Jonage et le grand stade de l’Olympique lyonnais, vivent environ 5 000 Arméniens ou Français d’origine arménienne, soit près de 18 % de la population municipale. Une présence ancienne, comme en témoigne la Maison de la culture arménienne située rue du 24 avril 1915 (date du début du génocide), qui a succédé au foyer ouvert en 1932 par des rescapés des massacres perpétrés par l’Empire ottoman. Une présence chahutée depuis cet été : à deux reprises, les Loups gris s’en sont pris à « la petite Arménie » du Rhône.