En outre-mer, la colère est ailleurs

Par Mary Bildy

Dans les départements d’outre-mer, le climat social n’a pas généré de mobilisation importante contre la réforme des retraites. Les syndicats n’ont pu faire la jonction avec les difficultés des citoyens aux prises avec une « économie de survie » ou « de pénurie ».

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En créole réunionnais, on appelle cela un « râlé-poussé ». À la fin de la manifestation intersyndicale du 5 décembre, sur le front de mer de Saint-Denis, le leader de la CGT Réunion (CGTR), Ivan Hoarau, s’en prenait à des « gilets jaunes ». Selon lui, ces derniers étaient coupables d’avoir empêché certains manifestants de prendre part au défilé en organisant des barrages routiers. « Vous n’allez pas nous apprendre à manifester, à lutter contre le gouvernement. Soyons clairs, l’intersyndicale est maître de sa manifestation ! », assénait-il en substance, et en créole.