A Montpellier, les habitants des quartiers populaires se désintéressent des municipales

Par Daniel Martinez (Le D'Oc)

Avant même l'épidémie de Coronavirus, les habitants du quartier populaire de « la Paillade » à Montpellier n'avaient déjà pas l'intention de participer aux prochaines élections municipales. Paroles d’habitants sur la pauvreté, le mal-logement, la dégradation du quartier et les élus qui « sont tous pareils ».

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«Je ne vote pas. Je vote pour moi. Si je gagnais, il y aurait du changement », s’amuse Marcelle*. Comme bien d’autres habitants du quartier de la Paillade à Montpellier (Hérault), cette dame âgée qui a du mal à boucler ses fins de mois ne se déplacera pas pour participer aux élections municipales des 15 et 22 mars. « Les politiciens sont tous pareils à se remplir les poches. Certains sont venus chez moi. Je leur ai demandé de mettre un dos d’âne près de là où j’habite. Des gamins étaient en danger. Rien n’a été fait. Ils sont revenus aux élections suivantes. Je les ai mis dehors. Maintenant, ils vont encore venir avec leurs carrosses », ironise-t-elle.