Le gaullisme à géométrie variable du Front national

Par Valérie Igounet

Les récentes déclarations de Marine Le Pen sur la rafle du Vél’ d’Hiv’ témoignent de sa volonté de promouvoir un « roman national » et de rejeter toute « repentance ». Mettant à bas ses efforts pour récupérer le gaullisme, le Front national s’est exposé à une nouvelle suspicion d’antisémitisme, de révisionnisme ou de négationnisme.

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Dimanche 9 avril, Marine Le Pen ne s’attendait certainement pas à créer, de nouveau, l’événement sur un des sujets qui traversent régulièrement l’histoire du Front national depuis les années 1970. Invitée du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI », la présidente du FN répond à une question concernant le « refus des repentances » : « Est-ce que Jacques Chirac a eu tort de prononcer son discours sur le Vél’ d’Hiv’ ? » (1). Marine Le Pen considère que la France n’est « pas responsable » de la rafle du Vél’ d’Hiv’. Elle poursuit ainsi : « Je pense que de manière générale […], s’il y a des responsables, c’est ceux qui étaient au pouvoir à l’époque, ce n’est pas LA France. […] La France a été malmenée dans les esprits depuis des années. »