UIMM : l'ancien patron des patrons mis en cause

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François Ceyrac est un personnage emblématique de la longue histoire du patronat français. Entré à l'UIMM en 1936, l'année du Front populaire, François Ceyrac devient président du CNPF en 1972, présidence qu'il quittera en 1981, quand la gauche revient au pouvoir. Jusqu'à la crise récente, il était toujours membre des instances patronales.

 

Pour revisiter cette histoire à travers sa biographie, on peut lire un entretien réalisé par deux universitaires pour les Annales des Mines : c'est en PDF et c'est ici.

 

En 1994, François Ceyrac a participé à une commission installée par le Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur, visant à mieux lutter contre... la corruption. Les conclusions de cette commission, présidée par la magistrate Simone Rozès, avaient été critiquées à gauche. Ici, un article de L'Humanité sur le sujet.

 

On peut aussi prolonger par une curiosité paradoxale : l'un des jeunes frères de François Ceyrac, Pierre Ceyrac, est missionnaire jésuite en Inde où il se consacre aux plus démunis.

 

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L'affaire de l'UIMM est de celles qui sont très difficiles à appréhender sur un plan journalistique. Depuis la révélation à l'automne dernier de retraits en espèces à hauteur de 19 millions des caisses du syndicat patronal, les informations filtrent au compte-gouttes. Une certaine loi du silence semble entourer ce dossier concernant les destinataires des fonds occultes. Syndicats ? Hommes politiques ? Tout est suggéré. Mais rien n'est vraiment démontré. Ce n'est que pas à pas que ce type d'enquête avance.

 

Dommage que, pour cet article, François Ceyrac, contacté le 21 avril en début d'après-midi par le biais de l'UIMM, n'ait pas donné suite à notre demande d'entretien. De même que Jean-Yves Le Borgne, l'avocat de DGS, que nous tentons de joindre depuis plusieurs semaines. En vain.