Dans les rues d’Alger la révoltée: «L’Algérie ne sera pas la Syrie»

Par NOUR EL HOUDA

Alger a vibré vendredi au son de la colère contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat. Une marée humaine a déferlé au cœur même de la capitale, en scandant : « Non au cinquième mandat » ou « L’Algérie est une république et non un royaume ». Malgré son caractère pacifique, la marche a été émaillée par des heurts entre la police et les manifestants qui voulaient rejoindre le siège de la présidence.

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Alger (Algérie), correspondance.– Alger, comme de nombreuses villes du pays, a vécu hier une journée particulière. Les Algériens retenaient leur souffle mais, en même temps, étaient certains que la marche contre la candidature du président Bouteflika à un cinquième mandat allait être pacifique. Personne ne connaît l’identité des auteurs des appels à ces marches qui, faut-il le préciser, ont été lancés à travers les réseaux sociaux. Toutes les couches de la société ont pris part à cette manifestation de colère. La troisième dans la capitale, où les marches sont interdites depuis 2001, après celle du vendredi 22 février et celle des étudiants du mardi 26 février.