Au pays des mamans-poules et des «mères-corbeaux»

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Cologne (2 millions d'habitants) est la quatrième ville d'Allemagne, derrière Berlin, Hambourg et Munich. Elle est située dans l'Etat régional (Land) de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (nord-ouest)

 

 

Des chiffres :

 

Selon une étude de l'Institut du travail et de l'emploi (IAB, 2009, en allemand), l'inégalité de salaire entre les hommes et les femmes est de 23%. Il reste de 12% si une femme a le même poste, la même qualification et la même ancienneté. A titre de comparaison, ce taux est de 16% en France, selon le ministère du travail.

 

Un site permet de visualiser les inégalités de salaire entre les hommes et les femmes. Les écarts sont moins marqués à l'Est (ancienne RDA socialiste) qu'à l'Ouest.

 

Les femmes allemandes travaillent en moyenne dix heures de moins par semaine que les hommes. L'écart a augmenté depuis le début des années 1990. Le temps partiel est en effet surtout féminin, selon la Hans-Böckler Stiftung.

 

 

Le taux de fécondité en Allemagne en 2007 était de 1,3 enfant par femme (2 en France). Source : Insee.

 

Des études, des articles :

 

Droit social (mai 2007) : Les réformes de la politique familiale en Allemagne : de nouveaux horizons pour les femmes? par A. Math et J. Fagnani (Paris IV-Sorbonne, IRES)

 

«Une disparition des Allemands dans douze générations?», Le Figaro (avril 2009). L'article insiste sur la critique faite à l'Elterngeld instauré en 2007 par la presse conservatrice allemande : ce congé parental inspiré de la Suède encouragerait les plus pauvres à faire plus d'enfants, et pas les autres couches sociales. Argument réfuté par Alex Plünnecke, le chercheur de Cologne cité dans l'article. Selon lui, l'Elterngeld fait au contraire augmenter la natalité dans les villes (pas dans les campagnes), rapproche les pères de leurs bébés, et permet un retour plus rapide des femmes au travail.

 

En 2006, l'hebdomadaire Die Zeit a lancé un appel en faveur d'un «nouveau féminisme». Il n'a pas suscité beaucoup de vocations.

 

Des livres (en allemand) :

 

Jutta Hoffritz, journaliste à Die Zeit, a écrit en 2008 Aufstand der Rabenmütter. Sa thèse : les "hypermères" doivent arrêter de se culpabiliser et vivre sans complexe leur carrière et leur vie de femme.

 

Plus ancienne (2001), l'étude très complète de Barbara Vinken sur la mère allemande, «un mythe en voie de disparition».

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Pour l'essentiel les citations proviennent d'un reportage effectué à Cologne, le lundi 18 et le mardi 19 mai. Néanmoins, Dorothea Böhm (Familiennetzwerk), Jutta Hoffritz (journaliste et écrivain), Kathrin Göring-Eckard (vice-présidente du Bundestag, la chambres des députés) ont été interrogés par messagerie électronique, pour des raisons d'agenda.