Le président des États-Unis a décidé de « restreindre l’entrée aux ressortissants étrangers » qui viennent intégrer la prestigieuse université. Harvard dénonce une « mesure de représailles illégale ». Trump a également décidé d’interdire aux ressortissants de 12 pays d’entrer aux États-Unis afin de « protéger » le pays de « terroristes étrangers ».
L’administration Trump intensifie ses mesures contre la prestigieuse université, qui refuse de se plier à ses injonctions. Si la justice leur a accordé un répit, les étudiants étrangers s’inquiètent du chaos administratif et de la poursuite de leurs études.
Inspiré par le système de missiles de défense israélien, le président états-unien affirme vouloir protéger son pays de toutes attaques de missiles ou de drones. Il reprend surtout une vieille idée des années 1980, faisant craindre une militarisation de l’espace et une nouvelle course aux armements.
Le coup de téléphone entre Vladimir Poutine et Donald Trump ainsi que la tournée de ce dernier au Proche-Orient permettent de mieux comprendre les ressorts de sa diplomatie. Washington ne peut plus se permettre d’être le « gendarme du monde », et la priorité est la rivalité avec Pékin.
Pour la première visite d’État de son second mandat, Donald Trump a choisi de se rendre dans trois États du Golfe persique, dont l’Arabie saoudite. Il atterrit avec de folles ambitions, de son business personnel à la paix, dans une région en plein chaos. Et est attendu avec circonspection.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président états-unien s’est engagé dans une frénésie de négociations, qu’elles soient commerciales ou diplomatiques. Elles lui permettent de saturer l’espace politique et médiatique, mais aussi de faire avancer les intérêts de ses affaires familiales.
La frénésie de mesures prises par Donald Trump depuis son retour au pouvoir, à l’échelle nationale comme internationale, interroge l’un des principaux piliers de l’identité américaine : son pouvoir d’influence qui faisait jusqu’ici consensus, à gauche comme à droite.
Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Mike Waltz, fragilisé par l’affaire des plans militaires partagés par mégarde, quitte son poste. Un premier départ de premier plan dans la garde rapprochée du président états-unien depuis son retour au pouvoir.
Un juge administratif a autorisé vendredi 11 avril l’expulsion de Mahmoud Khalil, étudiant à Columbia, pour le simple fait d’avoir manifesté contre la guerre à Gaza sur le campus de son université, à New York. L’affaire, devenue l’un des symboles de la répression par l’administration Trump, fait figure de test pour les libertés publiques.
L’incroyable manipulation boursière qui a accompagné la volte-face de Donald Trump sur les droits de douane met en lumière l’émergence d’une nouvelle classe dominante qui ne cache plus ses travers et fait de la corruption, du vol et des arnaques le fondement de sa politique.
Une semaine après avoir annoncé le « jour de la libération », Donald Trump est revenu sur sa décision. Un repli que la propagande de la Maison-Blanche tente de présenter comme faisant partie de son plan. Mais la réalité est plus complexe.
Sous pression des marchés, Donald Trump a renoncé pour 90 jours à ses droits douaniers réciproques, sauf pour la Chine. La guerre commerciale mondiale engagée par la présidence américaine a déjà fait une première victime : les bons du Trésor américains. Une menace pour la stabilité financière mondiale.
Soumis au bras de fer entre Donald Trump et la Fed, la banque centrale des États-Unis, les marchés financiers ont encore reculé en Europe et en Asie lundi 7 avril. L’hypothèse d’une crise de grande ampleur ne peut pas être écartée.
Les droits douaniers états-uniens, annoncés le 2 avril, frappent tous les pays bien plus fortement que prévu. Loin de relancer le protectionnisme, cette politique est l’affirmation d’un impérialisme : chaque pays est sommé de négocier le prix et le poids de ses chaînes à l’égard des États-Unis.
Les motifs du placement en détention, début mars, de Mahmoud Khalil, jeune diplômé de l’université Columbia, ont été débattus, vendredi 28 mars, devant un tribunal du New Jersey. Ses avocats, qui s’efforcent de le faire libérer, mettent en cause les dérives de l’administration Trump.
Les assauts de l’administration états-unienne contre la science climatique défont déjà à bas bruit des pans entiers de programmes de suivi de la planète. Les climatologues redoutent des pertes de données essentielles pour faire face au chaos climatique qui s’intensifie.