Avec l'offensive diplomatique de Rohani, le Moyen-Orient est peut-être à l'aube d'un tournant historique. Mais la tentation de normaliser les relations entre Riyad et Téhéran, dont la rivalité structure les conflits régionaux depuis des années, s'oppose à de nombreux paramètres et intérêts régionaux contradictoires.
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Alors que le petit Etat de Bahreïn vient d'arrêter un nouvel opposant, et continue de réprimer toute tentative de contestation du régime, l'administration américaine maintient la pression sur l'opposition. Incompréhensible, selon le Washington Post.
Le groupe parlementaire PS examine, ce 17 septembre, une proposition de loi sur la prostitution. Que faire face aux violences exercées par le proxénétisme et ses réseaux ? Comment éviter l'instrumentalisation sécuritaire ? Faut-il réglementer, prohiber, abolir ? Réponses avec trois sociologues : Lilian Mathieu, Milena Jaksic et Marie-Élisabeth Handman...
Co-fondateur du Comité israélien contre les démolitions de maisons palestiniennes dans les territoires occupés, Jeff Halper est l'une des figures de la lutte pour la paix. Vingt ans après, que reste-t-il du processus né des accords d'Oslo ? Il livre une analyse inquiétante d'une solution à deux États devenue impossible.
Les djihadistes ne représenteraient que « 10 à 15 % » des combattants de la rébellion syrienne, selon le chercheur Romain Caillet. Ils sont mieux entraînés, mais le rapport de force sur le terrain est en train de changer à l'avantage des laïques et islamistes modérés.
... et déjà le titre ment. Grand jeu des mensonges où Nadeem Aslam, écrivain anglo-pakistanais, immerge une histoire d'amour, quelques destins, un jardin comme un éden rescapé, dans la violence brute du Pakistan et de l'Afghanistan. Superbe roman, réquisitoire inspiré contre les uns et les autres. Entretien vidéo et extrait du livre en fin d'article.
Quelle que soit l’issue de la question syrienne, elle restera comme un tournant du quinquennat de François Hollande dont il faut prendre acte. Ce président à la première personne qui entendait décider seul de la guerre, de façon précipitée et simpliste, tourne le dos aux deux défis que recouvrait son élection après l’alerte du sarkozysme : une refondation démocratique de notre République, une nouvelle relation au monde.
Compagnon de route indocile de la gauche, Edgar Morin avait dialogué avec François Hollande lors de son élection en 2012. Un an après, il confie son inquiétude face à un Parti socialiste qui « a perdu ses idées » et, plus largement, à un monde politique aveuglé et somnambule parce qu’il vit « dans des idées obsolètes et inadéquates ».
Dans un article intitulé « Si ce n'est pas la ligne rouge, qu'est-ce que c'est ? » The Economist explique que si la récente attaque à l'arme chimique par le régime syrien était vérifiée, cela pourrait changer l'avenir de la guerre civile contre Bachar Al-Assad. Pour l'hebdomadaire, le trio occidental États-Unis/France/Royaume-Uni pourrait finir par s'investir dans le conflit.