Marine Tondelier a de nouveau participé cette année au « dîner des bâtisseurs », qui a réuni 600 personnalités catholiques, dont Bruno Retailleau. La présence de la cheffe de file des Écologistes dans un raout qui a accueilli par le passé les milliardaires Pierre-Édouard Stérin ou Vincent Bolloré fait grincer des dents au sein de son parti.
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La maison d’édition Fayard, détenue par le milliardaire d’extrême droite, a littéralement fait exploser les revenus du président du Rassemblement national. Les intérêts politiques des deux hommes sont aujourd’hui devenus de puissants liens financiers.
Environ 300 personnes se sont rassemblées jeudi soir devant le théâtre des Folies Bergère, où se tenait une nouvelle Nuit du bien commun, événement cofondé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin. Depuis quelques mois, les actions se multiplient un peu partout en France pour perturber ces soirées ultraconservatrices.
Nicolas Sarkozy publie le 10 décembre un livre sur ses vingts jours en prison dans lequel il sera surtout question de lui. « À l’air libre » donne la parole à d’anciens détenus dont les récits de prison racontent bien mieux les errements du système carcéral.
Mediapart révèle que le régulateur des médias avait d’abord estimé n’avoir rien à reprocher à « Complément d’enquête » concernant son émission sur le Sénat. Mais face aux pressions du Palais du Luxembourg et de son président Gérard Larcher, l’Arcom a fini par se déjuger.
Après Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, Gaël Perdriau vient d’être condamné à de la prison ferme et à une peine d’inéligibilité immédiate. Au-delà de la sanction pénale, c’est une victoire pour le journalisme et un espoir pour ceux qui pensent que des contre-pouvoirs forts sont nécessaires face à la montée de l’extrême droite et de ses relais médiatiques.
Dans son arrêt, la Cour de cassation a cassé le jugement de la cour d’appel de Paris, qui estimait que Vincent Bolloré exerçait un contrôle de fait sur Vivendi. Le dossier est renvoyé devant une autre cour d’appel. La bataille juridique autour de Vivendi est loin d’être terminée.
À l’Assemblée nationale comme dans les médias Bolloré, l’extrême droite se coordonne pour démolir l’audiovisuel public. Face à ces attaques, des enquêtes de France 2 et Reporters sans frontières rappellent par les faits comment CNews ne respecte pas ses obligations de pluralisme et propage massivement ses obsessions identitaires.
Les stars de CNews et du « JDD » ont rassemblé mardi diverses nuances d’extrême droite le temps d’une soirée, durant laquelle elles ont pu développer leurs obsessions islamophobes et xénophobes. Le tout en présence d’une membre du gouvernement et de deux députés macronistes, qui n’y ont rien trouvé à redire.
L’audience qui se tiendra le 25 novembre à la Cour de cassation à propos de Vivendi s’annonce cruciale. Selon le ministère public, Vincent Bolloré, premier actionnaire du groupe, ne le contrôle en fait pas. S’il gagne, l’homme d’affaires n’aurait pas à verser 6 à 9 milliards d’euros aux actionnaires minoritaires.