«Eaux noires», douce escale dans l’âme de la Guyane

Par Tënk & Mediapart

C’est un village comme une île au milieu d’un immense marais en zone tropicale. On y chante la fuite des esclaves, on raconte les esprits de la forêt. Les femmes pêchent toutes sortes de poissons, les hommes gardent les troupeaux de zébus. Un village à l’écoute du temps, qui s’écoule doucement. En partenariat avec la plateforme du documentaire d’auteur, Tënk.

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Stéphanie Régnier réalise avec Eaux noires une plongée authentique dans une communauté guyanaise. Pas de pittoresque ni d’exotisme dans sa façon de restituer ce monde où le temps semble suspendu. Elle laisse advenir les choses, que ce soit un chant, un soupir ou l’apparition furtive d’un oiseau. Sur Tënk, l’ingénieur du son Daniel Deshays remarque justement : « On habite ces images à travers l’écoute de ces voix qui semblent, comme toute la faune, générées tout droit du fond des temps. » Salutaire pour continuer à s’ouvrir au monde, malgré la pandémie.

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