En Nouvelle-Calédonie, «jadis fut la rivière»

Par Mehdi Lallaoui

En écho à la mobilisation de jeunes Kanak contre trois nouveaux sites d’extraction du nickel, voici l’histoire d’une pollution de rivière qui, au début des années 1980, a provoqué la révolte de la population préfigurant les événements de 1988 en Nouvelle-Calédonie.

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« Il suffisait qu'ils envoient des citernes... Mais à la place de l'eau potable, ils ont envoyé les forces de l'ordre. » Cela est arrivé à Koindé, en Nouvelle-Calédonie, au début des années 1980. Une rivière polluée affecte la vie de toute une tribu. Face à la colère de la population qui bloque la scierie pour exiger du forestier qu’il arrête de détruire l'eau et la forêt, le haut-commissaire envoie les forces de l’ordre, avec grenades, hélicoptères, gaz lacrymogènes. Deux gendarmes seront tués. Ce fut l'une des premières révoltes pour la préservation de l'environnement, préfigurant les événements de 1988 sur l'île. Koindé, jadis fut la rivière, documentaire de 21 minutes, a été réalisé en 2017 par Mehdi Lallaoui et résonne, aujourd'hui, avec la mobilisation contre l'extraction des mines de la société Le Nickel (à lire ici).

Le 4 novembre 2018, quelque 160 000 Calédoniens sont appelés à se prononcer sur l’indépendance de cet archipel de l’océan Pacifique, français depuis 1853. Retrouvez dans notre dossier nos articles et nos reportages sur ce moment décolonial décisif.

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