Alger la blanche noire de monde

La capitale algéroise a offert ce 1er mars une nouvelle démonstration de force, continuant à braver l’interdit formel de manifestation depuis 2001. Quadrillée par un important dispositif sécuritaire, la foule, des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, s’est densifiée au fil des heures. Le photographe algérien Fethi Sahraoui nous raconte cette nouvelle mobilisation historique, en noir et blanc et en format carré.

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  1. Vendredi 1er mars 2019. Avant que la rue Hassiba-Ben-Bouali – l'une des artères les plus longues et les plus fréquentées du centre d’Alger – ne devienne noire de monde après la grande prière hebdomadaire.

  2. Déferlante, rue Hassiba-Ben-Bouali.

  3. Un impressionnant dispositif sécuritaire a été mis en place. Comme la semaine dernière mais cette fois, les agents étaient plus tendus.

  4. Des jeunes du quartier populaire de Bab-El-Oued convergent vers le centre d'Alger où se rejoignent les différents cortèges, lancés à travers la capitale.

  5. Rue Hassiba-Ben-Bouali, un cordon de police empêche un cortège de rallier la foule des manifestants rassemblés près de l'emblématique Grande Poste.

  6. Près de l'école des Beaux-Arts.

  7. Liesse populaire dans les rues et aux balcons. Des femmes entonnent des youyous, lancent des bouteilles d'eau aux manifestants. 

  8. Les manifestants ont essuyé plusieurs tirs de gaz lacrymogènes, notamment dans leur progression vers le palais présidentiel El Mouradia où les heurts avec la police ont provoqué une dizaine de blessés.

  9. L’école des Beaux-Arts a été un abri pour échapper aux gaz lacrymogènes et souffler avant de repartir dans la ville. 

  10. Un jeune manifestant aspergé de gaz lacrymogène.

  11. « Silmiya, silmiya ! » (« Pacifique, pacifique ! »)

  12. Tunnel des Facultés, près de la place Maurice-Audin.

  13. Bain de foule démocratique rue Hassiba-Ben-Bouali et « non » ferme à un cinquième mandat.

     

    • Enfant du désert, Fethi Sahraoui, 26 ans, est membre du Collectif 220, un collectif de photographes algériens. Il a notamment documenté les réfugiés dans les camps sahraouis et aussi les Mercedes du désert, une série réalisée à l’iPhone et intitulée Mercy Island, récompensée par le prix des Amis de l’Institut du monde arabe.
    • Retrouvez ici notre portfolio au cœur de la mobilisation de la diaspora algérienne dans la capitale française contre un cinquième mandat de son président : « On ne veut plus voter pour un cadre, l'Algérie n'est pas une monarchie. »
    • Pour aller plus loin : lire notre dossier consacré à la révolte algérienne

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