Auprès des enfants en danger, l’attention de travailleuses de l’ombre

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Elles travaillent à l’Aide sociale à l’enfance, service public méconnu qui prend en charge plus de 300 000 enfants. Leur mission consiste à mettre en œuvre les décisions des juges : trouver un foyer, organiser les droits de visite des parents, restaurer leur rôle... Chacune peut suivre jusqu’à 40 enfants. De manière anonyme, elles se confient sur leur métier, leurs attentes, leurs espoirs et leurs déceptions.

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  1. Lucile Barbery

    « Ce sont des enfants qui subissent un système qui broie parfois. Parce qu’il commet des erreurs, il est loin d’être parfait. Avec le manque de temps pour investir de telles situations, ces gamins coulent, sombrent. C’est un gamin avec lequel on est très en difficulté. Je suis très inquiet qu’on m’appelle un jour et qu’on me dise qu’il est décédé, qu’il lui est arrivé quelque chose de terrible. C’est une grosse préoccupation. Il n’est pas le seul. Certains ont presque un comportement suicidaire, des enfants vraiment fracassés par leur histoire. Comment est-ce qu’on s’occupe d’un ado qui se fait autant de mal, qui se met autant en danger, pour qui on peut se poser la question : va-t-il vivre jusqu’à demain ? On est bien impuissant à partir du moment où les partenariats ne fonctionnent pas. La solution ne réside pas uniquement au sein d’un service de l’ASE [l’aide sociale à l’enfance, sous la responsabilité des départements] mais se trouve avec les médecins, la justice, la psychiatrie et des lieux adaptés. Mais ce n’est pas du tout facile de trouver pour ce type de profil. »

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