Centrafrique: l'exode des musulmans Mbororos

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Plus de 100 000 personnes se sont réfugiées au Cameroun depuis le début de la crise centrafricaine en mars 2013 qui a vu le renversement du président François Bozizé par la Séléka, puis l'intervention militaire de la France en octobre 2013. 97% de ces réfugiés sont musulmans et 3% chrétiens ou animistes (lire notre article : La Centrafrique théâtre d'un nettoyage ethnique). Au Cameroun, la plupart des réfugiés sont d'ethnie Mbororo, eux-mêmes tous musulmans. Ces éleveurs nomades sont depuis longtemps la cible de violences en Centrafrique : au milieu des années 2000, en raison des richesses que leur apportaient leurs grands troupeaux, et aujourd'hui, dans le cadre du conflit entre chrétiens et musulmans. Pour le photographe Frédéric Noy, qui s'est rendu dans la région pendant plusieurs années, « la situation de 2009 est comme les braises sur lesquelles il a suffi de souffler pour déclencher la chasse aux Mbororos en Centrafrique à laquelle on assiste aujourd'hui ».

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  1. Au Cameroun, non loin de la frontière avec la Centrafrique, en 2009. Gbiti, à 140 kilomètres à l’est de Bertoua, est séparé de la République centrafricaine par une étendue d’eau. Ici, des femmes cultivatrices se réunissent. Pour elles, c'est une révolution culturelle que d'être agricultrices car, en République centrafricaine, elles étaient femmes d'éleveurs.

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