« C'est la première fois que je vote »

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Plus de cinq millions de Tunisiens étaient appelés, dimanche 26 octobre, à élire les 217 députés de l'Assemblée nationale. Les bureaux de vote ont fermé à 18 heures, et le taux de participation était de 50,8 % à 16 h 30 selon l'Instance supérieure indépendante pour les élections. Prochain rendez-vous électoral le 23 novembre, pour le scrutin présidentiel.

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  1. Ariana (Grand Tunis), école Ferdaous. Des membres de l’Instance supérieure sont positionnés à l’entrée de la cour pour orienter les votants. À 10 h 30, « sur 500 inscrits dans mon bureau, plus de 250 ont déjà voté », confie une observatrice.

  2. À l’école Taieb Mhiri de La Marsa, au nord de Tunis, il y a déjà foule dès l’ouverture des portes. « Nous ne voulons louper ça pour rien au monde, affirme Samia, 42 ans. Élire des députés, pouvoir voter pour le parti de notre choix, c’est une chance que nous a donnée la révolution, nous ne sommes pas encore blasés ! »

  3. École Taieb Mhiri, à La Marsa. À 8 h 40, il faut déjà patienter plus d’une heure pour pouvoir entrer dans le bureau de vote. Dans cette ville de la bourgeoisie tunisienne, les plus matinaux n’avaient mis qu’un petit quart d’heure pour accéder aux urnes.

  4. Même ambiance bon enfant, même foule au centre Ettadamon 2, cité du 18-Janvier. Dans ce quartier populaire du grand Tunis, on s’est déplacé en masse pour voter ce dimanche.

  5. Centre Ettadamon 2, cité du 18-Janvier : sur les murs sont affichées les listes des inscrits, afin que chaque votant vérifie qu’il s’est bien rendu dans le bon bureau de vote.

  6. Centre Ettadamon 2, cité du 18-Janvier. Plusieurs citoyens affirment cependant ne pas être inscrits. « Il y a beaucoup d’irrégularités de ce type, bien plus qu’en 2011 », souligne un observateur indépendant du réseau Atide.

  7. Centre Ettadamon 2, cité du 18-Janvier. Des membres du bureau de vote tentent d’aider les nouveaux votants à s’orienter : « Nous n’avons pas l’habitude, explique Habib, c’est même la première fois que je vote. En 2011, j’étais encore méfiant, surtout vis-à-vis de partis et de visages que je ne connaissais pas. Mais petit à petit, on s’habitue ! »

  8. Centre Ettadamon 2, cité du 18-Janvier. Ici, comme dans d’autres centres de vote, le parti Ennahda a détaché un observateur par bureau. Comme en 2011, c’est le seul parti capable d’un tel déploiement de force.

  9. Ariana, école Ferdaous. Amna Guelali, représentante de Human Rights Watch pour la Tunise et l’Algérie et observatrice accréditée auprès de l’Atide, n’a pas remarqué d’infraction majeure, si ce n’est « la séparation des hommes et des femmes, ce qui n’est pas conforme au code électoral ».

  10. Ariana, école Ferdaous. Policiers, soldats, gardes nationaux… Plus de 80 000 agents sont déployés sur tout le territoire tunisien pour assurer la sécurité du scrutin. À 17 heures, à une heure de la fermeture des bureaux de vote, aucun incident funeste n’était à déplorer.

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