« Etre là, c'est le minimum »

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Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, samedi 5 septembre, leur solidarité avec les réfugiés à Paris, place de la République. Des rassemblements ont également eu lieu à Vannes, Marseille, Rouen, Vannes, Arles, Strasbourg, Toulouse, Nice ou Briançon. Si elle est loin d’être massive, cette mobilisation tranche avec les rassemblements assez maigres des mois précédents, lancés à l’appel d’associations d’aide aux migrants ou de partis politiques. Le mouvement, #PasEnNotreNom, qui se veut apolitique, « citoyen » et « spontané », a été lancé sur les réseaux sociaux, à l’initiative notamment de l’intellectuel Raphaël Glucksmann. Il a pris de l’ampleur ces derniers jours, à la faveur de l’émotion suscitée par la publication du cliché du petit Aylan Kurdi, enfant syrien de trois ans mort sur une plage turque. Au départ réticents, plusieurs collectifs et associations d’aides aux migrants, comme la Cimade, se sont finalement joints au mouvement. Des représentants du PS, du Front de gauche, d’EELV et du NPA étaient aussi présents. Portraits. 

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  1. Camille de Vitry, 46 ans : « Aujourd'hui, c'est notre devoir d'être là, de montrer notre solidarité. La France s'est forgée sur des vagues d'immigration. Du côté de ma mère, mes grands-parents étaient des pieds-noirs réfugiés au Maroc. Du côté de mon père, ils venaient de la vieille noblesse. C'est tout cela la France. Les migrants d'aujourd'hui sont les mêmes que ceux d'hier. Nous devons les accueillir. »

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