Ils se sont immolés pour se faire entendre

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Des lieux vides qui furent le théâtre de drames insupportables. Là, des gens se sont immolés par le feu pour en finir avec leur condition de travail, leurs conditions de vie. En France, entre 2011 et 2013, « une personne s'est immolée par le feu en place publique tous les 15 jours », écrivent le photographe Samuel Bollendorff et la journaliste Olivia Colo. « En 2011, les chiffres des immolations par le feu d'une France démocratique ont été comparables à ceux d'un Tibet occupé par la Chine. » Quand cela se passe au Tibet, ou encore en Tunisie ou en Grèce, la dimension politique est immédiatement perçue. Mais ici, ce geste extrême de contestation est toujours justifié par une fragilité psychique. Ce portfolio est extrait du livre Le Grand Incendie publié aux éditions Textuel. Plusieurs grands formats de la série éponyme sont exposés jusqu’au 8 août par la galerie du jour agnès b. dans le cadre de l’Été Arlésien (Les Rencontres d’Arles), 2 rue de la Bastille à Arles (13).

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  1. Rémy Louvradoux. 26 avril 2011. France Télécom-Orange, Mérignac, France.
    Ci-dessous, nous reproduisons la page qui, dans le livre Le Grand Incendie, retrace l'histoire de Rémy Louvradoux.

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