Jeunes Biélorusses, résistants de l’extérieur

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À gauche, le portrait d’un ou d’une jeune underground biélorusse ayant fui la dictature de Loukachenko. À droite, des photos d’espaces symboliques du soviétisme en Biélorussie. Ces diptyques, et les entretiens qui les accompagnent, entendent « montrer le fossé entre les valeurs soviétiques du passé prônées par le gouvernement et les aspirations de la jeunesse », explique la photographe Aude Osnowycz, qui travaille depuis la Pologne sur ces jeunes gens qui s’opposent depuis plusieurs années à Loukachenko. Et qui regardent avec attention les manifestations actuelles.

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  1. Julia, 26 ans, a déménagé en Pologne il y a un an et demi. Elle travaille dans un restaurant végétarien. « Ici, je m’épanouis, alors qu’en Biélorussie, j’avais peur de tout. Pourtant, j’aime mon pays et je voudrais que la Biélorussie change, soit plus ouverte, moins répressive, car beaucoup de gens merveilleux y vivent. Pourtant, même en Pologne, les vieux démons restent ancrés en moi, j’ai eu beaucoup de mal à m’approprier ma nouvelle liberté : une fois, j’étais dans une sorte de concert en plein air, il y avait beaucoup de bruit et les policiers sont venus pour un simple rappel à l’ordre. Alors, moi, j’ai couru, couru, couru, car c’est ce que je faisais en Biélorussie dans pareil cas. »

    À droite : fresque murale soviétique dans le métro de Minsk.

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