Les oubliées de l’industrie de la mer

Non reconnues en mer, où elles sont encore rarissimes, et sur terre, où elles s’occupent pourtant majoritairement du traitement et de la vente du poisson, les femmes sont confrontées à une division des tâches qui reste très genrée dans ce secteur. Mais la nouvelle génération pourrait amener un élan d’égalité. Pêcheuse côtière, fileteuses, élève au lycée maritime, voici à Lorient leur quotidien. 

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  1. 2 heures, 7 janvier, port de Lorient. Anne Le Strat, 38 ans, mène son Chti’Breizh, un fileyeur de 12 mètres de long, jusqu’à la zone de pêche du jour située à deux heures de navigation. Elle emprunte la fameuse « autoroute de Lorient », comme l’appellent les marins du coin, une voie où passent de nombreux bateaux, malgré la visibilité très réduite. Dans le secteur, la présence de femmes est rarissime. Avant d’être derrière le gouvernail, Anne Le Strat était mécanicienne sur le bateau de Didier, son mari, désormais à la retraite. Aujourd'hui seule marin-pêcheuse de Lorient, elle fait partie des 64 femmes à faire ce métier en Bretagne, sur un total de 4 736 hommes, selon un rapport de l’office FranceAgrimer.

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