Radio Vassivière: la montagne limousine sur bande FM

13 photos

En 1984, le syndicat chargé de la gestion du lac de Vassivière, un des plus grands lacs artificiels de France, eut l’idée de créer une radio pour égayer les touristes. Depuis, la station a su conquérir le public de néoruraux installés au carrefour de la Creuse, de la Haute-Vienne et de la Corrèze. Premier épisode d'une série sur les radios associatives.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

  1. © Patrick Artinian

    Tarnac (Corrèze), 15 août 2020. Au début, la radio ne diffusait que durant les deux mois d’été. Afin de conserver sa fréquence, elle a été contrainte en 1986 par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de diffuser 24 heures sur 24, avec pour obligation supplémentaire de créer quatre heures de contenu local quotidien.

    C’est dans le sillage de Mai 68 que les radios pirates font leur apparition sur la bande FM. Elles revendiquent une liberté d’expression face au monopole des radios d’État (Inter, Culture, etc.) ou des radios commerciales « périphériques » (Europe 1, RTL, etc.) qui diffusent en grandes ondes depuis l’étranger. Interdites, pourchassées, brouillées, ce n’est qu’avec l’arrivée de Mitterrand au pouvoir en 1981 qu’elles seront timidement autorisées avant de s’installer durablement dans le paysage audiovisuel français. 

    Pour l’information nationale et internationale, la rédaction de Radio Vassivière a fait le choix d’un regard sensiblement décalé, fourni par une quotidienne de RFI ; pour tout ce qui est information locale, c’est le Groupement des radios associatives libres du Limousin, ainsi que la production interne. Principalement chargée de cette production, bien que l’équipe revendique sa polyvalence, Lauren Gautier (photo) a déplacé ce 15 août la rédaction jusqu’à Tarnac, en Corrèze, pour une émission consacrée à la Maison aux volets rouges, qui recueille les immigrés déboutés du droit d’asile en première instance.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Nos derniers portfolios

Portfolio — 13 photos
par Photos et textes Arthur Larie et Bastien Massa
Portfolio — 15 photos
par Photos Mahé Elipe Textes Caterina Morbiato
Portfolio — 7 photos
par Agence France-Presse et Justine Brabant

À la Une de Mediapart

Journal — International
Lula se présente en apaiseur des années Bolsonaro
Dimanche 2 octobre, les Brésiliens choisissent entre Jair Bolsonaro et Lula da Silva. Après un mandat marqué par les violences et une politique favorable aux plus riches, l'ancien chef d’état affirme vouloir réconcilier le pays. Avec l’espoir de l’emporter dès le premier tour.
par François Bougon
Journal — France
En ville, à la mer et à la montagne : là où se trouvent les oasis médicales
Cause sans cesse perdue, la lutte contre les déserts médicaux masque une autre réalité : les médecins libéraux s’installent toujours plus nombreux comme spécialistes dans quelques zones privilégiées. Ils sont aussi toujours plus nombreux à pratiquer des dépassements d’honoraires.
par Caroline Coq-Chodorge et Donatien Huet
Journal — France
Télémédecine : derrière « Sauv Life », le business contestable d’un médecin de l’AP-HP
Pour désengorger les urgences, le ministre de la santé pousse les « unités mobiles de télémédecine », officiellement opérées par une association, Sauv Life, qui envoie, via le 15, des infirmiers dotés de mallettes de télémédecine au chevet des patients. En coulisses, cette expérimentation soulève des questions sur le niveau du service rendu, le coût et les procédures de commande publique. Contre-enquête sur un chouchou des médias.
par Stéphanie Fontaine
Journal — France
Une section informatique aveugle à ses propres alertes
Dans les deux années précédant la tuerie à la préfecture de police, les alertes se sont multipliées au sein de la « S21 », la section où travaillait Mickaël Harpon. Sans jamais que cela ne porte à conséquence pour le futur terroriste.
par Matthieu Suc