Radio Vassivière: la montagne limousine sur bande FM

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En 1984, le syndicat chargé de la gestion du lac de Vassivière, un des plus grands lacs artificiels de France, eut l’idée de créer une radio pour égayer les touristes. Depuis, la station a su conquérir le public de néoruraux installés au carrefour de la Creuse, de la Haute-Vienne et de la Corrèze. Premier épisode d'une série sur les radios associatives.

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  1. Tarnac (Corrèze), 15 août 2020. Au début, la radio ne diffusait que durant les deux mois d’été. Afin de conserver sa fréquence, elle a été contrainte en 1986 par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de diffuser 24 heures sur 24, avec pour obligation supplémentaire de créer quatre heures de contenu local quotidien.

    C’est dans le sillage de Mai 68 que les radios pirates font leur apparition sur la bande FM. Elles revendiquent une liberté d’expression face au monopole des radios d’État (Inter, Culture, etc.) ou des radios commerciales « périphériques » (Europe 1, RTL, etc.) qui diffusent en grandes ondes depuis l’étranger. Interdites, pourchassées, brouillées, ce n’est qu’avec l’arrivée de Mitterrand au pouvoir en 1981 qu’elles seront timidement autorisées avant de s’installer durablement dans le paysage audiovisuel français. 

    Pour l’information nationale et internationale, la rédaction de Radio Vassivière a fait le choix d’un regard sensiblement décalé, fourni par une quotidienne de RFI ; pour tout ce qui est information locale, c’est le Groupement des radios associatives libres du Limousin, ainsi que la production interne. Principalement chargée de cette production, bien que l’équipe revendique sa polyvalence, Lauren Gautier (photo) a déplacé ce 15 août la rédaction jusqu’à Tarnac, en Corrèze, pour une émission consacrée à la Maison aux volets rouges, qui recueille les immigrés déboutés du droit d’asile en première instance.

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