Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
En 2019, la cheffe de file du Rassemblement national avait assimilé à « l’islam radical » une étudiante de Sciences Po récompensée pour son engagement auprès des institutions internationales. La jeune femme avait subi dans la foulée une vague de harcèlement en ligne.
Partout en France, des listes « apartisanes » mais proches de l’extrême droite se forment dans la perspective du scrutin des 15 et 22 mars. Si certaines n’ont aucun lien avec le RN, d’autres sont soutenues par le parti de Jordan Bardella, officiellement ou de façon plus discrète.
La candidate d’extrême droite à la mairie de Paris dilue les obsessions identitaires et xénophobes de son parti Reconquête dans l’exaltation d’une capitale fantasmée. À son premier meeting, lundi soir, elle s’est engagée à offrir sécurité, prospérité et droit de propriété aux Parisiens dans l’espoir de séduire les déçus de la droite et du RN.
Alors que la triple candidate à la présidentielle doit être jugée en appel à partir du 13 janvier, le parti d’extrême droite se lance dans une campagne municipale qu’il souhaite historique. Et assure que ce nouveau procès ne perturbera pas ses candidats sur le terrain.
En 2017, le tête de liste Rassemblement national pour la mairie de Sarlat-la-Canéda a rejoint les forces kurdes engagées contre l’État islamique en Irak puis en Syrie. Si de nombreux militants d’extrême gauche ont rejoint ces milices, ils cohabitaient aussi avec des volontaires issus de l’extrême droite.
À rebours du reste de l’extrême droite politique et médiatique, le parti de Marine Le Pen a reproché au président états-unien de s’être assis sur le droit international en capturant Nicolás Maduro. Une occasion parfaite pour le RN de revendiquer son indépendance vis-à-vis de son premier soutien outre-Atlantique.
Tête de liste du parti dans la cité corsaire, Romain Le Goaster s’est affiché avec le polémiste antisémite et avait comme partenaire d’affaires le grand argentier des identitaires, Jean-François Michaud. Confronté à ces éléments par Mediapart, il a finalement annoncé qu’il n’était plus candidat.
Sous l’impulsion de son président Jordan Bardella, le parti d’extrême droite tente de se normaliser auprès du monde des affaires. Alors qu’une loi spéciale devrait être votée le 23 décembre, il distille dans ses propositions budgétaires les recettes des macronistes et de la droite.
Les associations de travailleuses du sexe critiquent une proposition « à côté de la plaque », très loin des demandes qu’elles portent pour lutter contre leur vulnérabilité. Beaucoup y voient une façon de trier les prostituées disposant de papiers de celles qui n’en ont pas.
L’homme d’affaires breton est désormais actionnaire d’Obole, l’entreprise derrière l’organisation des Nuits du bien commun, des soirées finançant l’écosystème associatif conservateur, cofondées par Pierre-Édouard Stérin. Les deux milliardaires partageaient déjà le même agenda politique réactionnaire.
Mediapart a pu identifier une douzaine de candidats déjà épinglés pour des propos racistes, antisémites ou homophobes, ou pour leur proximité avec des groupuscules radicaux. Le parti de Jordan Bardella avait pourtant assuré avoir mis en place un processus de sélection inédit.
Mediapart a pu consulter des documents internes du mouvement d’extrême droite Égalité & Réconciliation. Parmi ces éléments : la liste des membres passés par les rangs de l’organisation de l’idéologue antisémite. Elle fait notamment apparaître le bras droit de l’actuel président du Rassemblement national ainsi qu’un député.