Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Les élus du parti UDR, allié au Rassemblement national, n’ont pas réagi après la révélation par Mediapart du compte X anonyme détenu pendant douze ans par ce proche d’Éric Ciotti. Gérault Verny, lui, maintient des dénégations pourtant contredites par les faits.
Le patron de l’agence de communication e-Politic, Paul-Alexandre Martin, s’est lié d’amitié avec des militants néofascistes souvent multicondamnés. Le trentenaire était pourtant censé incarner un visage plus respectable que ses mentors, Axel Loustau et Frédéric Chatillon, tenus à distance par le RN.
Loin de ses discours publics plus policés, Gérault Verny a eu pendant douze ans un compte X truffé de publications compromettantes. Questionné par Mediapart, l’élu des Bouches-du-Rhône a contesté en être le propriétaire et a dit avoir déposé plainte, avant de cesser de nous répondre face aux éléments l’accablant.
L’enquête judiciaire sur des soupçons de surfacturations lors des campagnes du RN en 2022 et 2024 montre que, loin d’être écartée, la « GUD connection » est encore présente dans le réseau de prestataires du parti. Selon nos informations, Frédéric Chatillon et l’expert-comptable Nicolas Crochet ont subi des perquisitions.
L’opération était bien rodée : d’abord un article de « Valeurs actuelles », puis l’intrusion de trois députés RN avec « leur » presse sur le campus de Sorbonne-Paris-Nord, pour dénoncer une supposée « islamisation » du supérieur. Les présidences d’université ont condamné un « comportement intolérable ».
Selon nos informations, Thomas Rousseau, le candidat investi par le parti de Bruno Retailleau pour l’élection municipale de Rennes, discute avec Reconquête et le mouvement de Marion Maréchal, après des échanges infructueux avec le RN. Le candidat conteste pourtant toute alliance avec l’extrême droite.
D’Éric Ciotti à Sarah Knafo, en passant par le Rassemblement national, l’extrême droite multiplie les propositions ultrafavorables à un écosystème libertarien de plus en plus bruyant, pourtant peu enclin à participer au jeu politique traditionnel.
Briguant un septième mandat, Philippe Marini est ciblé par trois enquêtes pour prise illégale d’intérêts, favoritisme et détournement de fonds publics. La justice s’intéresse notamment à un contrat public avec Engie et aux subventions accordées par la ville à une association dirigée par l’épouse de l’édile Les Républicains.
Le maire de Fréjus ne cache pas sa proximité avec Logan Djian, un ancien leader du GUD condamné à plusieurs reprises pour violences. Pourtant, aucun des cadres du RN interrogés ne juge nécessaire de remettre en cause sa place dans les instances dirigeantes du parti, dont il demeure vice-président.
La cheffe de file du Rassemblement national comparaissait lundi 10 novembre pour avoir assimilé en 2019 une étudiante de Sciences Po à « l’islam radical », au seul motif qu’elle portait le foulard. Face au tribunal, la jeune femme, un temps engagée auprès des institutions internationales, a dénoncé la violence de cette essentialisation.
Le petit parti allié au Rassemblement national vante ses débauchages locaux d’élus Les Républicains à l’approche des municipales. Son pari de l’« union des droites » n’a toutefois pas encore convaincu de poids lourds du mouvement présidé par Bruno Retailleau.
Un « journaliste » et « communicant » du magazine d’extrême droite vient d’être embauché comme assistant parlementaire par le député ciottiste. Depuis l’été 2023, il est pourtant le principal investisseur de Frontières.