Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Après la « vague verte » de 2020, le parti redoute le scrutin de mars 2026, qui se tiendra dans un contexte moins favorable. Entre la montée de l’extrême droite et les divisions de la gauche, les maires sortants devront confirmer leur ancrage. Et prouver la capacité du parti à gouverner, à un an de la présidentielle.
L’accord entre Emmanuel Grégoire et David Belliard dans la capitale finit de sceller l’alliance entre le Parti socialiste et Les Écologistes dans les grandes villes. Ces unions locales, réalisées sans La France insoumise, laissent entrevoir une reconfiguration à gauche, dans la perspective de la présidentielle.
La gauche, qui soutient la mobilisation agricole, doit composer sur le terrain avec des éléments d’extrême droite. Cette convergence de circonstance est aussi pensée comme un moyen de contester systématiquement l’idée d’une hégémonie politique du RN sur cette question.
Gronde de certains militants, électorat dérouté, brouillage idéologique : alors que l’écart se creuse au niveau national entre le Parti socialiste et La France insoumise après le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, les responsables locaux peinent à recoller les morceaux.
Le Parti socialiste a exclu mardi 9 décembre le maire d’une petite commune de Dordogne pour un post antisémite sur la participation d’Israël à l’Eurovision. « Aucune explication n’est entendable », a expliqué le parti, tandis que l’auteur reconnaît une « connerie monumentale ».
Marine Tondelier a de nouveau participé cette année au « dîner des bâtisseurs », qui a réuni 600 personnalités catholiques, dont Bruno Retailleau. La présence de la cheffe de file des Écologistes dans un raout qui a accueilli par le passé les milliardaires Pierre-Édouard Stérin ou Vincent Bolloré fait grincer des dents au sein de son parti.
Environ 300 personnes se sont rassemblées jeudi soir devant le théâtre des Folies Bergère, où se tenait une nouvelle Nuit du bien commun, événement cofondé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin. Depuis quelques mois, les actions se multiplient un peu partout en France pour perturber ces soirées ultraconservatrices.
La niche parlementaire de La France insoumise a été marquée jeudi par la mobilisation des ouvriers à l’extérieur de l’hémicycle en faveur de sa proposition de nationalisation de l’entreprise sidérurgique. Celle-ci a été adoptée après des heures de discussion, alimentée notamment par des amendements du RN.
L’ancien journaliste devenu député revendique le pouvoir en misant sur une hypothétique primaire de la gauche. Mais depuis sa sortie de LFI, il n’a plus le même poids et son rapprochement avec la ligne du PS interroge jusqu’à ses anciens soutiens.
Pendant leur congrès annuel, les maires se sont félicités qu’une majorité d’entre eux souhaitent repartir en campagne pour les municipales. Mais ils savent déjà qu’en face, la désaffection gagne leurs électeurs, éloignés ou lassés de la politique.
Traitées d’« Arabe de service » ou de « complice d’Alger », confondue avec une autre députée noire... Ces derniers jours, trois élues ont publiquement été visées par des sorties et comportements racistes. Des discriminations ordinaires qu’elles subissent à l’Assemblée comme au sein de leurs propres partis.
Après les révélations de Mediapart et de « Libération », Laurent Nuñez a demandé mercredi l’ouverture d’une enquête administrative sur le comportement des gendarmes, deux ans et demi après les faits. Interrogé sur France Inter, il a refusé de les qualifier de violences policières. Les manifestants blessés, eux, dénoncent les donneurs d’ordres.