Joseph Mitchell sublime les bas-fonds du New York des années 1930

Par Eugénie Bourlet (En attendant Nadeau)

Joseph Mitchell a été journaliste au New Yorker pendant quelque trente ans. Dans ses inédits qui viennent d'être publiés, on découvre ses rencontres avec des profils extravagants.

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L’homme aux portraits, selon le titre de sa biographie par Thomas Kunckel (Éditions du Sous-Sol, 2017), a débarqué à New York pendant la Grande Dépression après avoir grandi dans le sud paysan des États-Unis. La ville sera le terreau de nombreuses rencontres avec des profils farfelus, extravagants, à la marginalité d’abord physique : Mitchell sillonne les quartiers populaires, d’Harlem au Lower East Side en passant par le Bronx et Coney Island, avec une préférence pour la nuit et ses milieux interlopes. Minutieux collecteur d’informations, enquêteur de l’absurde, ce pionnier du journalisme littéraire, qu’on redécouvre en France depuis quelques années, visait l’humaine vérité à partir et au-delà des simples faits.