Dystopies, pour le pire

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Plus personne ne raconte d’utopies. Ce drôle de genre littéraire, qui tient son nom de l’Utopia (littéralement, le non-lieu) de Thomas More, a nourri bien des rêveries, de la cité idéale antique aux délires technicistes des débuts de l’ère industrielle, mais au cours du XXe siècle on a commencé à lui préférer son envers, la dystopie, le pire des mondes. Aujourd’hui, il arrive encore qu’on aperçoive l’horizon d’univers heureux chez les extra-terrestres, mais guère davantage. Il faut croire que nous ne nous risquons plus à rêver, trop occupés à affronter nos cauchemars.