Dans une prison turque, des récits pour résister

Par Jean-Paul Champseix (En attendant Nadeau)

Istanbul. Une cellule souterraine d’un mètre sur deux. Quatre prisonniers qui, à tour de rôle, affrontent la torture. Pour survivre, il ne faut pas espérer en un temps futur, mais s’accrocher au présent. Maudit soit l’espoir, premier roman traduit en français du Turc Burhan Sönmez, a obtenu le prix de la Fondation Václav-Havel. 

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Le premier roman de Burhan Sönmez traduit en français – il en a écrit trois – s’intitule Maudit soit l’espoir (2015). L’auteur, d’origine kurde, est né en 1965 et a vécu dans la région d’Haymana, en Anatolie centrale, au sud d’Ankara. Les contes traditionnels ont bercé son enfance passée dans un village sans électricité. Avocat à Istanbul et spécialisé dans les questions des droits de l’homme, il fut grièvement blessé par la police, en 1996. Il partit alors en Grande-Bretagne pour se faire soigner en tant que réfugié. Quelques années plus tard, il revint en Turquie et mena une activité d’écrivain discret mais remarquablement fort.