Francofolies: le rappeur et ses contempteurs

Par

Il ne manquait plus que l'affaire Orelsan: ce chanteur de rap déprogrammé des Francofolies de La Rochelle en vertu d'une bronca d'un personnel politique de gauche choqué par des paroles violentes envers les femmes. Il devient aux yeux de la droite le symbole de la liberté d'expression bafouée. Jack Lang monte au créneau pour le défendre. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

On n'est jamais à l'abri d'une régression. Souvenons-nous: en 1973, ministre des affaires culturelles dans le deuxième gouvernement Messmer («Messmer II», persifle-t-on à l'époque), Maurice Druon déclarait à la tribune de l'Assemblée nationale, à propos de certains directeurs de théâtres publics ayant oublié que Mai 68 était loin derrière eux: «Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov dans l'autre devront choisir.»