Une armada de films fantômes à Marseille

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Sur les écrans du Festival international du documentaire, qui s'est tenu à Marseille du 7 au 12 juillet, on a vu des traders en fuite, des migrants en révolte et des skaters argentins. Surtout – est-ce un signe en ces temps de crise? –, de très beaux films où les corps des disparus reviennent hanter l'image par tous les moyens.

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Le jour de sa convocation devant la cour de justice new-yorkaise, en 2002, Michael Berger, trader escroc d'origine autrichienne, prit la route et disparut. A la tête d'un puissant hedge fund à la fin des années 1990, Berger avait fait miroiter à ses centaines de clients des retours sur investissement annuels de 12 à 28%, en falsifiant les documents de comptabilité. Dans les faits, son fonds perdit 400 millions de dollars de 1996 à 2000 à cause de paris hasardeux. Il ne sera retrouvé et arrêté qu'en 2007. Ce Bernard Madoff avant l'heure est le héros d'un film d'aventure haletant, Michael Berger, eine Hysterie, découvert lors de la 21e édition du Festival international du documentaire (FID), à Marseille, qui s'est clôturée le 12 juillet.