Harcèlement sexuel: la naissance d’un mouvement redresseur de porcs

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Depuis DSK jusqu’à Weinstein, les scandales impliquant des hommes de pouvoir se multiplient, encourageant les victimes à prendre la parole et à s’organiser, comme l’attestent sur Twitter l’appel #balancetonporc et ses déclinaisons à l’étranger. Tour d'horizon dans Libération

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En France, le flot ne se tarit pas depuis vendredi soir. Sur Twitter, le hashtag #balancetonporc a submergé le réseau social, en donnant le sentiment d’un ras-le-bol qui couvait et dont la retentissante affaire Weinstein a servi de révélateur. Lancé à l’initiative de la journaliste Sandra Muller, l’appel à dénoncer les harceleurs et leurs pratiques a été massivement suivi. Extraits de cette marée : « Maître de stage qui s’invite chez toi, enlève son alliance et essaie de passer à l’acte… menace de dénonciation », « À mon boss il y a 15 ans qui pensait améliorer mon quotidien en baissant son pantalon devant mes yeux », « Ce producteur d’une boîte de prod pour Canal +, qui m’avait bombardée de textos pour dire qu’il rêvait de moi en cuissardes », « C’est pas pour ton intellect qu’on t’a recrutée », « Un red chef, grande radio, petit couloir, m’attrapant par la gorge : “un jour, je vais te baiser, que tu le veuilles ou non” », etc.