Yaron Herman: les secrets de l'école du jazz israélien

À l’occasion de la sortie d'Alter Ego, son sixième album très abouti, rencontre vidéo avec le pianiste Yaron Herman. Où l'on apprend qu'un professeur aux méthodes étranges a formé quasiment toute la jeune scène de jazz israélienne.

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Le jazz, c’est d’abord une affaire de villes. New Orleans bien sûr, où l’aventure a commencé. Puis Chicago, Kansas City, New York ou Los Angeles où il s’est épanoui. Mais l’Amérique ne pouvait à elle seule contenir ce cœur grondant, le jazz est allé voir ce qui se passait ailleurs, plus au sud, La Havane ou Rio de Janeiro. Puis, débarquant sur les plages normandes dans les besaces des GI’s, c’est à Paris qu’il s’est installé, réjoui qu’enfin, on ne jugeait plus la valeur humaine à la teinte de l’épiderme. De là, il a rayonné vers Munich, Londres ou Copenhague avant, comme un ironique coup d’œil dans son rétroviseur, de s’élancer vers Bamako, Dakar et même jusqu’à Cape Town. Mais quand il est arrivé à Istanbul, on s’est dit que c’était la fin du voyage, que plus à l’Est, il n’y avait pas grand place où swinguer. C’était un peu vite oublier la remuante Tel-Aviv.

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