Robert-Louis Stevenson en Tusitala, le conteur d’histoires

Par Maurice Mourier (En attendant Nadeau)

Les dernières années d’écriture de Stevenson sont marquées par une frénésie productrice extraordinaire. Extraordinaire par l’abondance des projets qui semblent s’enchaîner dans un étourdissant carambolage de boules de billard, au moment même où l’écrivain voyageur, à la poursuite d’une guérison impossible, se fixe enfin à Apia, île d’Upolu, capitale de l’archipel anglo-germano-américain des Samoa.

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Il a acheté dans ce bout du monde, en octobre 1890, le vaste domaine de Vaïlima où le cherchera en vain un de ses admirateurs français, le symboliste Marcel Schwob, arrivé trop tard sur les lieux. Cet achat ne sédentarise pas pourtant le vagabond, qui continue à courir le Pacifique et que l’on croise en 1893 en Nouvelle-Zélande puis à Hawaï, presque toujours en compagnie de son épouse américaine Fanny. Seules 1892 et 1894 sont des années de « repos » à Vaïlima.