A l’ouest des séries: «Westworld» contre «The Handmaid’s Tale»

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Deux séries sont actuellement au milieu de leur deuxième saison : The Handmaid’s Tale et Westworld. La comparaison de ces deux mastodontes est un bon moyen de voir de quelle façon les récits sériels sont aujourd’hui à la fois des contes politiques et des allégories du rapport de forces entre télévision et cinéma.

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Le monde, longtemps, fut divisé en deux. Il y avait le cinéma et il y avait la télévision. Le premier était aimable, la seconde ne l’était pas. La télévision ne possédait aucune qualité sinon celle de pouvoir jouer comme repoussoir. Si elle fonctionnait à la manière d’une mesure, c’était à un titre intégralement négatif. Puis les séries sont apparues. Il serait plus juste de dire qu’elles sont réapparues, puisqu’en vérité elles avaient toujours été là. Reste qu’elles ont pris une nouvelle importance grâce à laquelle ce vieux partage s’est trouvé à la fois dérangé et compliqué. On a commencé à moins haïr la télé. On s’est mis à aimer le cinéma d’un amour moins unilatéral et moins exclusif. Ne serait-ce que parce qu’il a bien fallu convenir que « du cinéma », il arrive qu’il y en ait dans les séries. Parfois, sinon toujours. Et de plus en plus souvent.